Abstention toute ou démocratie directe

Publié le par lecteur

Pour nombre de Français, cocufiés depuis des décennies, il ne reste plus que le silence des urnes pour se faire entendre.
Pour nombre de Français, cocufiés depuis des décennies, il ne reste plus que le silence des urnes pour se faire entendre.

Le décalage entre solutions politiques et attentes des citoyens n’a jamais été aussi grand. Les discours formatés et langue de bois sont désormais la règle en France ! L’électeur est régulièrement pris pour une andouille. Résultat : dégoûtée, la moitié des Français ne se sent plus concernée par la politique. Sans changement des règles de désignation des élus, les mêmes resserviront la sempiternelle soupe politicienne attrape-nigauds ! Passage en revue du paysage politique français !

Les énarques

Une idée gaullienne positive, à l’origine destinée à éviter les « dynasties » en politique, dévoyée au fil du temps. Aujourd’hui, ils sont la gangrène qui encrasse les rouages de la démocratie française. C’est une secte déconnectée de la vie réelle, plus occupée d’elle-même que des missions qui lui incombent !

Les faiseurs d’opinion parisiens

Ils se sont auto-érigés en « institution », en « Académie », de la « vraie » réflexion politique. Ils puent la suffisance. Hors leurs « brillantissimes analyses parisiennes », ce serait, soi-disant, le désert de la pensée politique. Ils se sont fixé comme mission de manipuler l’opinion dans le sens souhaité par leurs commanditaires : lobbys en tout genre, financiers, etc. Mais, après tout, il n’y a rien de condamnable, en démocratie, à être un organe de presse d’opinion ou de promotion de l’entreprise qui vous nourrit. Sauf que, beaucoup d’entre eux n’assument pas cette casquette et se prétendent pluralistes, ouverts, éclairés… De façon à rassurer les donneurs d’ordres publicitaires, pour survivre, dans une presse totalement décrédibilisée et en plein marasme financier, s’agissant de la presse écrite.

Ce sont les hebdos parisiens : l’Express, le Nouvel Obs, le Point, etc.

Ce sont les quotidiens parisiens : le Monde, le Figaro, Libé, le Parisien, etc.

Ce sont les rendez-vous politiques de France 2 (chaîne publique bien trop coûteuse au regard des programmes doublons proposés sur les autres chaînes de France Télévision), toujours orientés dans l’intérêt même des « journalistes laisses d’or », payés par nos impôts, qui les animent : Pujadas (500 000 € par an), Calvi, etc.

Les partis politiques

Il ne reste en réalité que trois « familles » dans le paysage politique français. La plus dangereuse, celle dont les médias font systématiquement la promotion est La famille des profiteurs et exploiteurs. Elle obéit à une ligne dictée par les puissances financières, auxquelles est inféodée l’Union Européenne, et exécute les ordres de la Cia pour les affaires dites de sécurité, c’est-à-dire, qui mettent en cause la mainmise des Occidentaux sur les pays détenant les matières premières. Elle défend, avant tout, les intérêts de la caste politicienne à laquelle elle appartient.

La famille des profiteurs et exploiteurs. Elle réunit, sous la bannière UMP/PS/UDI, trois mouvements très proches idéologiquement :

  • L’UMP : parti d’extrême-droite, fortement pétainiste, aussi dangereux que le FN.
  • Le PS, qui n’a plus de social et de socialiste que le nom. Il s’est rallié aux thèses ultra-libérales et liberticides de l’UMP.
  • L’UDI, le « particulet » des petits hobereaux de province, accrochés comme des morpions à leurs privilèges et leurs prébendes ! Il sert de joint mou, entre les deux premiers.

La famille des humanistes. Elle comprend le Front de Gauche, composé du Parti Communiste et du Parti de Gauche, les Ecologistes réfractaires au PS, le NPA et Lutte Ouvrière.

Ils s’expriment généralement dans un langage compréhensible et sont proches des préoccupations des gens. Ils poursuivent des buts opposés à la finance, pour redonner une place centrale à l’être humain.

L’extrême-droite. Depuis quarante ans, cette famille est principalement incarnée par la famille Le Pen. Inquiétante, malgré la volonté de lissage des aspérités laissées par le timonier historique. Cependant, moins dangereuse que l’extrême-droite sarkozyste !

Les parlementaires : le scandale

Le scandale français par excellence. En quelques décennies, la république française est devenue la vache à lait de 577 députés « godillots » surpayés, auxquels s’ajoutent 74 députés européens, sans oublier la cerise sur le gâteau que sont les 346 sénateurs, totalement inutiles. Réformer le parlement, en supprimant le Sénat, et en réduisant le nombre de députés de moitié, aboutirait à une économie substantielle de l’ordre de 2 à 3 milliards d’euros par an.

Les syndicats en question

La CFDT est, depuis dix ans, la collaboratrice zélée des patrons et du pouvoir. Les salariés semblent ne plus attendre grand-chose de cette organisation.

Bien qu’encore fortement représentative du monde du travail, le ton de la CGT semble faiblir. Le syndicat se serait-il « embourgeoisé » ?

Quant à FO, la centrale reste audible auprès de ceux qu’elle défend.

A quoi servent-ils vraiment, aujourd’hui, ces syndicats ? La question demeure pendante !

Alerte, il veut revenir en 2017

Hollande, la girouette, a de plus en plus de mal à être crédible, dans la perspective de la prochaine présidentielle. En bon défenseur du système, au lieu de décider la suppression immédiate des Conseils Généraux, véritables pôles de gabegie et de rentes de situation pour politicards (ce sont les hobereaux ci-avant), Hollande se contente de réduire le nombre des Régions, pour faire des économies.

Quant à son prédécesseur, après avoir, copieusement, pendant cinq ans, massacré la France, dans toutes ses composantes, excepté les riches, les politiciens et affairistes malfrats, il se pose, d’ores et déjà, en sauveur du pays, pour 2017. Rien de moins ! Heureusement pour les gaullistes historiques, son retour, annoncé comme fracassant, fait un flop et se heurte à l’ambition légitime de ceux, comme Alain Juppé, qui estiment que leur heure a sonné !

Quoi qu’il advienne, sur les planches de la comédie politicienne française, UMP, PS, UDI sont entre eux, attachés viscéralement au système dominé par la finance… qui les financent. Ils le resteront après cette date, que le fou agité revienne ou pas, casseroles judiciaires de toute façon bien accrochées au séant !

L'abstention est l'ultime façon de se faire entendre...

Tant qu’une réforme en profondeur de la désignation et du statut des élus ne sera pas à l’ordre du jour, en France, les Français ont tout intérêt à s’abstenir, car leur vote ne pèse plus rien !

L’abstention est une forme d’expression. C’est l’ultime façon de se faire entendre, avant la violence. Ceux qui tentent de culpabiliser les citoyens, usent d’un argument spécieux, en parlant de « droit » de vote acquis au prix de ceci ou cela. C’est un droit aujourd’hui détourné de son but, qui s’exerce selon des règles pernicieuses, puisqu’elles laissent dans l’ombre et la solitude 40 à 70% des citoyens, selon le type de scrutin.

Une question devrait tous nous interpeller : pourquoi redoutent-ils tous à ce point -quel que soit le parti- l'abstention ? Est-on représentatif et légitime quand seulement 20 à 30 %, parfois moins, d'électeurs ont voté pour vous et que vous prétendez détenir la "majorité" ?

"L'abstention, c'est le désintérêt électoral contre la politique. Toute la question est de savoir comment stimuler cet intérêt ..." Le Huffington Post.

Il serait temps de regarder du côté des pays où la démocratie directe est la plus avancée. La Suisse, par exemple !

Les peuples ont les dirigeants et… les lois qu’ils méritent.

Verdi

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