La CIA va-t-elle lâcher Sarkozy pour Juppé ou Hollande ?

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La CIA va-t-elle lâcher Sarkozy pour Juppé ou Hollande ?

Sarkozy a pu revenir en politique et conquérir l’Elysée, en 2007, grâce à la CIA. Aujourd’hui, il inquiète à cause des affaires judiciaires attachées à son nom. Pour 2017, le libéral Hollande et le « gaulliste » Juppé pourraient avoir la préférence de l’agence étasunienne, l’un et l’autre ayant donné des gages de fidélité à l’Oncle Sam !

Sarkozy, le pire de la nature humaine ? Peut-être pas ! Le problème c’est qu’il ne veut être utile qu’à lui-même. Ce faisant, il est nuisible à ceux qu’il veut gouverner ! Voilà pourquoi son retour questionne ! Quand je l’ai vu la première fois, en 1972, à la télé, pontifiant du haut de son arrogante responsabilité des jeunes RPR de Neuilly, j’ai immédiatement ressenti l’ambitieux, sans épaisseur politique, prêt à tout pour arriver. Dénué d’intelligence cognitive, d’une inculture criante, il est juste un petit rusé de cour de récréation, qui compense ses multiples tares et lacunes par une débauche d’énergie visant à saturer l’air de sa présence. Il compte essentiellement là-dessus pour parvenir coûte que coûte à ses fins. C’est l’overdose ! « C’est Moi, c’est Moi, vous ne me voyez pas, regardez, Je suis là, Je suis là… »

2004, la Cia l’aide à prendre l’UMP de Juppé

La Cia a repéré le profil psychologique de l’individu et en a fait un petit soldat des intérêts étasuniens au début des années 80. A l’époque, la France était tombée dans les mains du socialiste Mitterrand. En pleine guerre froide avec l’URSS, le monde capitaliste était menacé par le risque de basculement d’un pays ami, qui comptait au sein de son gouvernement des ministres communistes. Une hérésie qu’il fallait combattre. Il fallait renforcer les troupes pour la contrer là où elle était apparue : en France.

Une aubaine que la belle-mère de Sarkozy ait épousé le n° 2 de la CIA de l’époque. Elle apportait en dot à son cher époux Wizner, le petit agent idéal, zélé et discipliné, son beau-fils Nicolas ! Sans envergure réelle, sans pensée politique structurée, alimenté en idées et en discours par ses nègres (Guaino, Buisson, etc.) Sarkozy a pu, dès lors, conquérir l’Elysée et, avant cela, le premier parti de droite. Il bénéficiait de l’appui constant de l’agence étasunienne et du soutien des lobby financiers et sionistes.

Quand il a pris l’UMP, en 2004, au nez et à la barbe de son créateur Alain Juppé, le parti conservait un semblant de culture gaulliste. Sous sa houlette, ce mouvement a perdu toute référence crédible à la pensée gaullienne. Il est devenu un agglomérat de petits chefs affairistes, à l’exemple de Copé.

2014, le retour du loup dans la meute UMP

Dix ans ont passé. Après s’être fait lamentablement éjecter de l'Elysée, avec le titre peu glorieux de président des riches le plus haï des Français, Sarkozy a repris les commandes de l’UMP. Un parti a son image. Qui n’est plus qu’un agglomérat d’ambitieux arrivistes qui se battent pour leurs avantages personnels. A l'exemple de NKM et Wauqiez qui, comme des gosses gâtés pourris, se chamaillent pour avoir le plus grand bureau. C'est leur priorité !

On est au sein d’une meute de loups. Le plus fort ou le plus violent impose son autorité aux autres. Le plus fourbe brandit la menace de révélations et tient ses adversaires en respect. Ne cherchez pas d’idées politiques innovantes en son sain. Une lutte à mort est engagé pour atteindre le saint Graal : le pouvoir élyséen qui seul compte aujourd’hui.

Les prétendants, certains masqués, affluent. Des lieutenants de Naboléon sur talonnettes, les Estrosi, Bertrand, Morano, à l'intégriste de droite extrême Mariton, au lisse filloniste émancipé Le Maire, sans oublier bien sûr les caciques, parmi lesquels le « fils » préféré de la chiraquie, Alain Juppé, que les observateurs voient favori en 2017, et Fillon, toujours en embuscade !

Affaires : Sarkozy n’est plus aussi sûr pour la CIA

En attendant, de retour dans la tanière des loups, le chef de meute Sarkozy espère compter à nouveau sur ses amis de la CIA, la plus forte organisation mafieuse de la planète, pour se hisser à nouveau à la première magistrature du pays. Une organisation qui a montré, avec un retentissement médiatique rare, sa capacité d’éliminer ou d’écarter les gêneurs.

L’exemple de DSK. Des lors qu’il représentait le principal obstacle de Sarkozy, l’adoubé USA sur la route de l’Elysée, le naïf DSK, qui cumulait le handicap d’être le favori de la présidentielle 2012 et voulait réformer les règles du FMI (n’en déplaise aux détracteurs de la théorie du complot), en a fait les frais, en se faisant piéger dans une affaire de pipe « non consentie » cousue de fils blancs, au Sofitel de New-York, en mai 2011.

Certes limité intellectuellement et culturellement, il a les qualités de chef mafieux requises par ses protecteurs outre-altantique. Mais ceux-ci doutent de l’opportunité de s’engager aux côtés d’un homme dont ils ont sous-évalué les bévues et le caractère irascible incontrôlable. C’est surtout la kyrielle d’affaires judiciaires que traîne leur protégé qui les inquiète.

Les atlantistes Hollande et Juppé en odeur de sainteté

Plutôt que de s’embarrasser d’un homme dont les nerfs peuvent craquer à tout moment, la Cia lâchera-t-elle Sarkozy au profit de Juppé et pourquoi pas de Hollande ou Valls ? C’est d’autant plus plausible que Juppé s’est montré un ministre des affaires étrangères très coopératif avec les Etasuniens dans les affaires de Libye et d’Afghanistan ! Mais aussi Hollande. Il a fait allégeance à l’administration Obama !

Le soutien indéfectible aux USA des libéraux français au pouvoir depuis 2012 (Vous avez dit socialistes ? Non, il y a erreur, il n’y a plus de socialistes au sein du parti français du même nom en France), leur vaudra une récompense. Peut-être, justement, sous la forme d’un appui de la CIA, en 2017, si Hollande redresse la barre. Dans le cas contraire, Valls, le « sarkophyle », fera aussi l’affaire, pour préserver, à coup de menées guerrières si nécessaire (ce que fait la France de Hollande), les intérêts économiques des riches Etasuniens.

2007 : Sarkozy, l’homme de la situation

En 2003, Chirac s’oppose à la seconde guerre contre l’Irak. Un an plus tard, à la surprise générale, après dix de traversée du désert, Sarkozy le renégat met la main sur l’UMP. Comment ne pas voir, dans un contexte délétère de règlement de compte, l’intervention en sous-main des agents des services secrets américains, pour contrer Chirac.

Le président français était devenu un obstacle majeur à la politique d’asservissement des peuples de la planète, élaborée par les « néocons » et mise en oeuvre par le plus grand d’entre eux (contre l’avis même de son père, ex-président des USA) : G.W.Bush ! Sarkozy, l’agent français de la CIA pour les affaires politico-financières françaises, était l’homme de la situation.

Les « ennemis » internes à l’UMP étant hors de combat, pour assurer son élection, il fallait lui trouver un adversaire facile à battre. La providence est venue donner un coup de pouce aux stratèges de l’agence. Elle s’appelait Ségolène Royal ! Une femme qui avait des comptes à régler avec un compagnon infidèle qui n’était autre que François Hollande, premier secrétaire du parti socialiste. L’amour propre blessé de la dame, à la notoriété confidentielle, qui avait été une discrète secrétaire d’Etat à la Famille sous Jospin, allait faire le reste.

La providentielle Ségolène fait élire Sarkozy

Il ne suffisait plus qu’à organiser l’ascension médiatique de Ségolène, qui se prit bien évidemment au jeu, prenant à contre-pied la majeure partie de son camp, à commencer par son « mari » ! Sa grimpée vertigineuse dans les sondages ne devait rien au hasard. Laissés orphelins par les frasques de DSK, les gens de gauche se prirent à rêver d’une candidature atypique. Malheureusement, la réalité du terrain était autre. L’euphorie entretenue masquait la coquille vide.

La marionnette Ségolène n’avait pas même conscience d’être instrumentalisée par les officines d’opinion et autres médias aux ordres de la finance, mandataires de la CIA !Comme il était prévu dans les plans de l’agence, la femme du premier socialiste ne fit pas d’ombre à son poulain. On connaît le résultat !

Reste qu’aujourd’hui, la donne a changé. Les mêmes, qui inquiétaient les Etasuniens, que ce soit Juppé, à droite, ou Hollande pour les libéraux, sont à présent en odeur de sainteté. Il se pourrait bien que, compte tenu des risques liés aux affaires qui le rattrapent, Sarkozy n’ait plus les faveurs des ses protecteurs pour 2017 !

Verdi

Lundi 22 décembre 2014

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