Sarkozy : le lilliputien qui se compare à De Gaulle

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Sarkozy : le lilliputien qui se compare à De Gaulle

Avec une prétention confondante, Sarkozy s’est mis en tête de convaincre les Français qu’il avait la stature d’un géant de l’Histoire et pas n’importe lequel : Charles de Gaulle ! De quoi faire hurler de rire ou de colère les vrais gaullistes ! Qu’ils se rassurent, entre le grand Charles et l’agité, y a vraiment pas photo!

Depuis son vrai faux retour sur la scène politique, les porte-flingues et autres fanatiques de Sarkozy ne manquent pas une occasion de comparer leur « immense » timonier à De Gaulle. Hortefeux, Peltier, plus récemment Guaino, tous discernent en lui un chef à la stature gaullienne ! Rien de moins ! L’enjeu : séduire les gaullistes -il en reste davantage que quelques-uns-, de plus en plus récalcitrants à l’idée de porter le justiciable Sarkozy à la magistrature suprême, en 2017.

Les véritables gaullistes se laisseront-ils duper par cette imposture, une de plus lorsqu’il s’agit de la captation de l’héritage, politique et moral, de l’homme de la Libération ? Le nouveau nom de l’UMP, « Les Républicains » révèle, outre la prétention outrancière de Sarkozy à incarner à lui seul la république, sa fascination pour les Etats-Unis et son parti ultra-conservateur, auquel il emprunte le nom.

De Gaulle le cultivé, Sarkozy l’inculte

Imagine-t-on le général de Gaulle singer les Américains en copiant leur mode de fonctionnement jusqu’à reprendre la même appellation pour son parti ? Impossible ! Entre De Gaulle, le Saint-Cyrien, et le minus français de la CIA existe un gouffre d’une profondeur abyssale !

Le premier, d’une culture immense, aimait la littérature, Chateaubriand en particulier. Il se rêvait en écrivain, mais l’action, à la faveur de l’événement exceptionnel que fut la seconde guerre mondiale, dominera sa vie. Ses discours ciselés et percutants ne le devaient qu’à la plume de son auteur, qu’une extraordinaire mémoire restituait avec le talent d’orateur que l’on sait.

Sarkozy, au contraire, brille par son inculture et ne peut se prévaloir que d’une « culture » télé. Son médiocre niveau en français ne l’autorise guère à se risquer à l’écriture de ses textes politiques, tous sortis sous la plume de ses nègres (Guaino, surtout).

De Gaulle aime la France, Sarkozy s’en moque

De Gaulle, c’est l’amour de la France, l’intégrité morale et la probité. De Gaulle c’est la hauteur, c’est la grandeur, le dépassement de soi pour sa patrie ! Il considérait que la connaissance de l’histoire et la culture étaient nécessaires à la compréhension du monde. De Gaulle, c’est l’humaniste qui croyait en la capacité de l’homme de s’élever par l’effort, la connaissance et l’éducation. Pour Sarkozy, c’est exactement le contraire, il préconise même de déceler les futurs délinquants à la maternelle.

Sarkozy, c’est d’abord sa personne, le fric et les Etats-Unis. Sarkozy, c’est la bassesse, les clans, les divisions. A Philippe de Villiers, il confie, en 1999 : « Tu as de la chance, Philippe, toi tu aimes la France, son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid. Je ne m’intéresse qu’à l’avenir... »

Rompant avec l’indépendance imposée par le Général de Gaulle, qui avait amicalement, mais fermement, montré la sortie du territoire français aux Américains, en claquant la porte du commandement militaire intégré de l’OTAN, en 1966, Sarkozy, combattant du Nouvel Ordre Mondial visant à asservir la planète aux puissances de l’argent, a, lui, au contraire, réintégré la France au sein de l’organisation, aujourd’hui bras armé de l’hégémonisme occidental.

De Gaulle redresse de la France, Sarkozy l’enfonce

De Gaulle, c’est le redressement économique de la France, grâce à une politique dirigiste de l’Etat, à travers les plans quinquennaux ! Ce sont les grands chantiers, tel le TGV, les grands projets initiés sous sa présidence donneront naissance à une industrie aéronautique européenne avec Airbus, et spatiale avec Ariane. Sans renier les acquis sociaux imposés par le CNR à la Libération (1). Il se méfiait de la finance et avait déclaré que « la politique économique de la France ne se décidait pas à la corbeille » (à la Bourse) !

Au contraire, Sarkozy, c’est l’ultra-libéral, favorable à une loi de la jungle débridée, qui a endetté comme jamais le pays, tout en encourageant les Français à s’endetter eux-mêmes. Parallèlement, il a engagé une politique de casse systématique de la protection sociale à la française.

Pour De Gaulle, l’Europe devait être une Europe des Nations, respectueuse des identités. Au contraire, Sarkozy bafoue sans vergogne la volonté des Français de ne pas accepter, par référendum, en 2005, le nouveau traité européen, en faisant adopter le traité de Lisbonne par le parlement.

De Gaulle paye ses factures, Sarkozy multiplie son salaire par trois

Charles de Gaulle avait un rapport distant avec l’argent. Il se considérait locataire de l’Elysée et payait sur ses propres deniers les charges courantes privées. Sarkozy, au contraire, a joui de tous les avantages, allant jusqu’à multiplier par trois son salaire de président et se faisant acheter un Airbus personnel.

De Gaulle, c’est une haute idée de la fonction présidentielle : « Le président de la République ne saurait être confondu avec aucune faction. »

Pour Sarkozy, être président c’est d’abord être le chef de son clan, c’est-à-dire les riches, c’est le pouvoir pour le pouvoir, afin de s’enrichir et enrichir les copains (ceux du Fouquet’s, entre autres) ou les membres de la famille.

On ne connaît aucune affaire judiciaire qui aurait concerné De Gaulle. Sarkozy a maille à partir avec la justice dans au moins dix affaires.

Sarkozy le lilliputien ose se prétendre aussi grand qu’un géant comme De Gaulle ! La ficèle est cette fois énorme ! Mieux vaut en rire !

Verdi

Dimanche 3 mai 2015

(1) Programme du Conseil National de la Résistance élaboré et approuvé par toutes les forces politiques le 15 mars 1944.

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