Si Mélenchon n’existait pas, je voterais… Marine

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Si Mélenchon n’existait pas, je voterais… Marine

Les treize « nouvelles » régions attisent, comme rarement auparavant, dans ce type de consultation, les convoitises des partis, dans une indifférence généralisée. Et pour cause... L’abstention et Marine Le Pen sont d’ores et déjà données vainqueurs.

Réforme oblige, la taille, le poids économique, l’influence politique des nouvelles régions françaises, à l’exemple des seize länder allemands, passeront du virtuel actuel, au réel, au sein d’une Europe qui veut devenir des Etats-Unis bis.

Pourtant, une fois encore, ce qui caractérise ce vote, c’est l’indifférence. Ce scrutin régional, à l’instar des précédents, va susciter, chez l’électorat, un intérêt inversement proportionnel à celui des « compétiteurs » qui, eux, ont flairé la très, très bonne affaire.

Alors que les Français se débattent dans une société inégalitaire, déconnectée des enjeux policardo-franchouillards, les ambitieux, les arrivistes, les prétentieux, de tout bord, de tout poil, lorgnent comme des affamés le plateau des treize fromages.

Mission des médias inféodés : abrutir les gens

Dans cette France, en déliquescence accélérée, grâce à Naboléon sur talonnettes, à l'origine de la décadence française que Hollande pérennise, les sans-voix restent immuablement sans voix, pendant que les sempiternelles grandes gueules monopolisent les crachoirs.

Le système médiatique est ainsi fait en France. Du plus modeste canard ou radio ou télé locale aux médias « nationaux », propriété des puissances politico-financières, dont la mission est d’abrutir les gens, pour les empêcher de réfléchir trop, la règle est de ne donner la parole qu’à ceux qui vous font vivre ou survivre… ou à ceux qui servent un temps de caution à l’éthique journaliste !

Ainsi, depuis plus de quarante ans, ne voyez-vous et n’entendez-vous pratiquement que les mêmes « profils » de politiciens formatés ENA, vous expliquer qu’avec eux tout changera en mieux… Bref ! Une litanie insipide qui, apparemment, et c’est encourageant, passe de moins en moins chez un nombre grandissant de citoyens « éclairés » par la vraie vie. La crise institutionnelle est bien là, profonde, mais cachée par ceux qui n’ont aucun intérêt à scier la juteuse branche sur laquelle ils font leur beurre depuis des lustres.

Ces réformes indispensables qui n’arrivent jamais

Voilà, très brièvement résumé, l’état d’esprit d’une majorité de Français, à la veille de ces élections régionales qui, c’est le moins qu’on puisse dire, ne passionnent pas les foules. Une fois encore, l’abstention sera le recours à cette mascarade démocratique. Les vraies réformes, celles qui auraient dû intervenir, depuis des décennies, ne sont toujours pas d’actualité :

- suppression du Sénat,

- diminution de moitié du nombre de députés, deux mandats de 4 ans maxi

- interdiction absolue de tout cumul de mandat

- suppression des conseils départementaux,

- suppression du conseil économique et social,

- suppression de l’ENA, (formation intégrée aux Universités)

- remplacement la Constitution actuelle par une constitution abandonnant définitivement la « monarchie » républicaine et empêchant l’avènement d’une oligarchie.

- reconnaissance des abstentionnistes dans le décompte des voix

- etc.

La gabegie de dépenses cesserait enfin, ce qui permettrait une économie de l’ordre de 50 à 100 milliards d’euros par an. Une économie substantielle, dont les fonds ainsi dégagés pourraient être consacrés aux dépenses de protection sociale, notamment.

Deux Fronts au front

Dans ce concert politicien, dominé par les mensonges récurrents des représentants des partis institutionnels, deux sons de cloche se distinguent de la cacophonie ambiante des assoiffés de pouvoir à tout prix ! Deux fronts que tout oppose politiquement ! Et pourtant, parfois pas si éloignés, pour certains remèdes.

D’abord, le Front National, de Marine Le Pen et de Florian Philipot. Il caracole en tête des sondages et affole la classe des politicards de droite, du PS aux Ripoublicains. Ce qui semble logique, puisque son discours s’intéresse directement aux préoccupations ressenties avec le plus d’acuité par les Français.

Ensuite, à gauche, le Front de Gauche et son Parti de Gauche ! Bien que distancé, il conserve, grâce au rayonnement personnel de son charismatique chef de file, une audience très réelle. Ses propositions, clairement humanistes, séduisent, mais peinent à s’imposer. Il suffirait pourtant de pas grand chose pour que Mélenchon apparaisse (enfin) comme l’alternative la plus crédible.

« Si y avait pas Méluche, je voterais Marine ». Et les autres ? « Tous des guignols. »

Voilà clairement résumé l’état d’esprit des Français. Ecœurés par les politiciens affairistes, ils ne veulent plus de la droite (PS compris) et s’en remettront à d’autres, que ce soit Le Pen ou Mélenchon.

Verdi

Lundi 19 octobre 2015

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