Elysée 2017 : ils se bousculent au portillon

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Quelle agitation ! Homme, femmes, des velléitaires aux arrivistes en passant par les revanchards et autres rancuniers, sans oublier les sempiternels donneurs de leçon, qui ont toujours su, eux, ce dont la France à besoin, les prétendants au trône républicain sont légion, à l’approche du sacre de mai 2017.

Voyons, qui sont ces sauveurs de la France, qui font s’agiter le microcosme médiatique, dont les « plumitifs », tirés à quatre épingles, en effervescence sur toutes les chaînes et radios du système fric, rivalisent de médiocrité pour faire émerger le champion désigné par leur patron. A l'exemple de cette émission de Ruquier, le samedi soir sur France 2, au cours de laquelle les politiciens, pour se faire voir à tout prix, acceptent les invectives malveillantes d'un Moix au psychisme perturbé, et d'une Salamé maladivement agressive, dans le temple de l'absurdité triomphante du "taisez-vous, nous on sait".

A tout seigneur tout honneur, le premier des Français, François Hollande. Il a miraculeusement eu la révélation subite, que la France allait mieux. Bon pas pour tous, pas encore, mais parole de menteur, comme l’était son prédécesseur, il assure que le pays est en marche vers le renouveau. Ouf ! Enfin ! Merci Monsieur le Président. Sans vous et vos sbires du gouvernement soudain requinqués par votre regain d’optimisme, franchement, nous serions restés la tête sous l’eau, sans même apercevoir ce ciel radieux salvateur au-dessus de nos têtes. Certes, une étoile macronienne tente de vous éclipser et de vous ravir la vedette. Sera-t-elle seulement filante ?

Debré taille un costard à Sarkozy

Il y a, comment ne pas en parler, Sarkozy, l’agité sur talonnettes, déjà mis en examen dans deux affaires, en attendant d’autres qui arrivent. Il sera, inévitablement (procédure pénale oblige), renvoyé devant un tribunal correctionnel. Quand ? Là est la question ! Foin de cette évidence, ses fanatiques continuent à nier les comportements délinquants de leur immense penseur, à crier à l’injustice qui frappe leur timonier adulé. Pendant ce temps, Jean-Louis Debré, l’ancien président du Conseil Constitutionnel lui taille un superbe costard, dans un livre excellemment inspiré, où il reprend la parole après une obligation de réserve de plusieurs années. Manifestement, l’agité ne veut en démordre. Son destin, c’est l’Elysée ! On le comprend, c’est la seule issue pour lui, s’il veut échapper à la taule.

Et puis, il y a Juppé, Mélenchon, Le Pen. Et la meute des aboyeurs et aboyeuses qui courent après un nonos ! Oh ! pas pour accéder à la première marche, non ! La plupart sont lucides. Quoique ! Certains croient dur comme fer à une destinée nationale. Les autres se positionnent, pour exister, pour être là au moment où et au cas où. Pour çà, il faut paraître et apparaître. Au risque d’être ridicule, comme Rama Yade, l’ex-affidée de Sarkozy qui s’est découvert une virginité, oubliant son piteux engagement aux côtés du pire président que la France n'ait jamais connu.

Dans la cohorte, pêle-mêle, on aperçoit Jacques Attali, toujours présent et sans cesse sur le retour, qui découvre, avec une lucidité révélée sur le tard, qu’il faut réduire le nombre des parlementaires à 250, députés et sénateurs confondus.

Les Républicains promettent la schlague

Enfin, si du côté de la fausse gauche (socialiste et écolo), on amuse la galerie, dans un faux suspens, pour savoir qui en sera, en agitant la mascarade de primaires, qui n’auront sans doute pas lieu, en revanche, à l’ump (LR si vous préférez) la sainte scène est quasi complète, avec déjà onze apôtres prêts à en découdre, dans les arènes de l’esbroufe et du mensonge ultralibéral. Parole d’umpéistes, tous vont serrer la vis à ces Français ingouvernables, jamais contents, tous promettent la schlague. Il ne manque plus que la partition finale du mis en examen.

Malheureusement pour lui, un dinosaure chiraquien, et non des moindres, en la personne de Juppé, est de retour, et lui barre la route, pour la plus grande satisfaction des gaullistes authentiques, blessés par toutes ces années de sarkozysme, qui ont insulté la mémoire et la personne de De Gaulle. Ses chances sont réelles, à en croire la constance des enquêtes d’opinion en sa faveur.

Mélenchon pour en finir avec les institutions

A gauche, la vraie, les dissidents communistes, contre l’avis de Pierre Laurent, ont décidé de soutenir Mélenchon qui a eu la géniale intuition de se mettre d’emblée sur sa propre trajectoire, sans en passer par la moulinette des gauchos, véritable machine à perdre. Sa candidature plaît manifestement à des Français qui, le moins que l’on puisse constater, ne savent vraiment plus à quel prophète se vouer. Lui, au moins, s’est positionné clairement. Une assemblée constituante, de nouvelles institutions pour sortir du marasme, quand tous les autres, protestant de leur sincérité, de leur authenticité, ne feront que pérenniser un système totalement inféodé aux Etasuniens.

Quant à la Marine Le Pen, bien que chahutée par son ancêtre de père, elle recueille, à juste titre, les voix de la clameur populaire, dans le registre du rejet, compréhensible, des planqués de la république et de l’Europe des lobbys.

Pendant ce temps, en France, les gens d’en bas n’ont cure de tout ce ramdam politico-médiatique, où l’insipide le dispute au cynisme d’une classe politique plus que jamais complètement à côté de ses pompes, qui a perdu toute crédibilité !

On va se marrer, en 2017, parole de journaliste dinosaure !

Verdi

Dimanche 5 juin 2016

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