Injures : Morano perd son procès contre Bedos

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Injures : Morano perd son procès contre Bedos

La Cour d’Appel de Nancy a confirmé la relaxe de Guy Bedos, suite à la plainte pour injures, déposée contre lui par Nadine Morano, la chouchoute de Sarkozy.

En octobre 2013, au cours d’un spectacle, devant 1300 personnes, qui avait lieu à Toul, ville dont elle était conseillère municipale à l’époque, Nadine Morano, la « préférée » de Sarkozy avait été brocardée par Guy Bedos : "Nadine Morano a été élue ici à Toul ? Vous l'avez échappé belle ! On m'avait promis qu'elle serait là... Quelle conne !"

Fidèle à elle-même, celle qui n’a pas sa langue sans poche, pour invectiver à tout va, avait porté plainte pour « injure publique envers un corps constitué, un fonctionnaire ou un citoyen chargé d'un service public », dénonçant de la part de l’humoriste « un manque de respect envers les femmes intolérable ».

Guy Bedos était dans son registre habituel

Ce à quoi Guy Bedos, pour qui « l’incident était minime et régional », avait rétorqué « qu’il n’allait pas demander pardon à Nadine Morano pour (sa) langue rabelaisienne. Accusé "d’animosité" contre elle, il s’était défendu de toute "misogynie".

Mis en examen, en juillet 2014, Guy Bedos avait été relaxé par le tribunal correctionnel de Nancy, en septembre 2015. La Cour d’Appel de Nancy vient de confirmer la relaxe prononcée en première instance. Le parquet, qui avait fait appel et avait requis une condamnation contre Guy Bedos (82 ans), sans en préciser la nature, n’a donc pas été suivi par les juges d’appel.

Ceux-ci ont estimé que « Guy Bedos était dans son registre habituel d’humoriste », confirmant que l'artiste était resté dans "la loi du genre" en tant que comique, et qu'il n'avait "pas dépassé ses outrances habituelles".

Ouf ! Merci pour ce grand du rire !

Obsédée des recours en justice

Dans un message, publié sur Facebook, Nadine Morano a annoncé son intention de se pourvoir en cassation : "Je n'accepte pas cette décision que je considère à l'encontre des droits de toute personne à être respectée quel que soit son statut. Quand la justice reconnaît un droit à insulter, elle met en danger les femmes".

La plus emblématique fanatique de Sarkozy, grande langue superfétatoire dans le débat politique national, est passée maîtresse dans l’art de ramener sa fraise pour ne rien dire, sans jamais la fermer. Son tempérament vindicatif est doublé d’une obsession procédurière contre quiconque la contrarie un tant soit peu. Petit rappel éloquent : les faits remontent aux années où elle était encore ministre, sous Sarkozy…

… Morano, la venimeuse, pique une crise à propos de son double-menton

En juin 2009, imitant son adoré patron Sarkozy, lui-même très prompt à intenter des procès à ses concitoyens, à la moindre petite contrariété, Nadine Morano, vexée par le « Hou la menteuse » que lui avait lancé une internaute, avait attaqué « l'offensante » dame en justice !

Le verbe un tantinet brutal et vulgaire, madame Morano est réputée pour son manque de finesse. Dépourvue d’humour quand il s’agit de son auguste personne, cette sarkozyste fanatique ne supporte pas qu’on lui réplique sur le même ton, surtout dans un registre identique au sien ! Elle entend détenir le monopole de la grande gueule !

D’un autoritarisme mal contenu, elle vient de récidiver. Sa dernière crise d’hystérie date de fin janvier 2011. Elle s’en est prise violemment à un journal local de sa région, lequel, dans un cliché, a eu l’outrecuidance de révéler au monde sa grave « infirmité » : son double-menton ! Un crime de lèse-beauté que cette politicienne de « haut vol » ou de « basse cour », l’histoire (la toute petite) appréciera, ne pouvait évidemment pas laisser passer ! Ne supporte-t-elle pas ou plus sa propre image ?

Elle est actuellement ministre chargée de l'Apprentissage et de la Formation professionnelle.

Attention, quiconque s’adresse sans détour à Madame Morano, doit s’attendre à ses foudres judiciaires !

Verdi

Vendredi 5 août 2016

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