Capitalisme ultralibéral : bête immonde contre revenu minimum d’existence

Publié le par Verdi

Capitalisme ultralibéral : bête immonde contre revenu minimum d’existence

De Sarkozy à Hollande (ex-PS), en passant par les nombreux politiciens affiliés au système capitaliste ultralibéral, aucun des partis de droite (PS compris) et de droite extrême (LR) ne s’attaque à la précarité, encore moins à la pauvreté. Aucun n’envisage l’instauration d’un revenu minimum d’existence, qui serait, à l’évidence, la solution pour que survivent, dignement, pas uniquement en France, des centaines de millions de Terriens.

Texte

Sachant que l’activité économique produira de moins en moins d’emplois du fait de la mécanisation et des technologies qui remplacent partout les tâches manuelles, voire intellectuelles, il faudra bien trouver un revenu de substitution, à celui obtenu par le seul travail, à des centaines de millions de femmes et d’hommes à travers le monde.

La France, 6ème puissance économique mondiale n’échappe pas à cette évolution. Il se trouve encore des politiciens odieux, principalement dans le parti Les Républicains, pour continuer à montrer du doigt les « sans emplois », traités lâchement de fainéants par ceux mêmes qui, depuis plusieurs décennies, pillent l’Etat en se servant de grasses indemnités de fonction imméritées (25 000 € par mois pour un parlementaire), tels des notables de la république bananière qu’est devenue la France.

Pourtant l’argent est là et bien là, qui n’attend que d’être redistribué équitablement pour assurer la survie de l’humanité. A l’échelle mondiale, en 2015, on comptait 4,8 milliards d’habitants en âge de travailler (sur une population totale de 7,4 milliards), c’est-à-dire entre 15 et 64 ans. Cette population a produit 70 000 milliards d’euros de richesse (ou PIB). Rapporté à chaque habitant, cela représente, dans l’absolu, une somme de 1200 € par mois.

Les bien-pensants de gauche contre le revenu minimum d'existence

Hélas, le partage de cette manne, entre la population dite « active », est des plus inégal. A titre de comparaison, un Français dispose de 2700 € par mois, quand un Camerounais doit se contenter de 90 €. Est-ce que le Cameroun, pays aux multiples ressources, qui vise l’émergence, doit être handicapé éternellement par le capitalisme ultralibéral, dont l’unique but est de ne servir que quelques détendeurs de ce capital ?

L’exemple vaut, bien évidemment, pour une majorité de pays de la planète, qui souffrent, de façon endémiquement entretenue, de la pauvreté qui tuent des millions d’êtres humains chaque année, dont de nombreux enfants.

Dans ces conditions, il est curieux de constater que des organismes, se revendiquant de gauche, comme ATTAC, seraient, pour des raisons probablement plus idéologiques qu’autre chose, opposés à l’instauration d’un revenu minimum d’existence.

Quand bien même leur raisonnement qui rejoint celui d’un certain Michel Sapin, ministre des Finances, qui a déclaré, le 15 mars 2016, que « c’était une incitation à l’oisiveté » trouverait un écho dans le souci de donner un sens à la vie de chacun par le travail, il n’en demeure pas moins que, sa raréfaction inéluctable risque de laisser des millions de gens sur le bas-côté, sans autre sempiternel et horrible moyen pour survivre que de faire appel à la charité, mot détestable s’il en est, qui place l’individu dans la dépendance d’un plus possédant.

L’écart de niveau de vie s’accroît de façon préoccupante

Veut-on retrouver, comme en Afrique ou en Inde, sur le bord des routes françaises, le long des trottoirs de nos villes, de pauvres hères, hommes, femmes, enfants, dont le seul tort est d’être nés au mauvais moment, au mauvais endroit. On compte 5 millions de pauvres en France (1), pour 1,8 million de millionnaires.

Le plus préoccupant est l'accroissement régulier de l’écart du niveau de vie entre les classes moyennes et les pauvres (2). Un phénomène mondial, malgré un soi-disant et bien relatif recul de la pauvreté dans le monde, qui tient plus à la façon dont est défini le seuil de pauvreté (1,68 €/jour) qu’à la réalité sur le terrain.

Un phénomène aggravé par une pression démographique énorme, notamment en Afrique subsaharienne, en Asie du sud-est ou en Inde. En France, est considéré pauvre celui ou celle dont les revenus mensuels sont inférieurs à 840 ou 1 008 euros, en fonction du seuil de pauvreté retenu.

La bête immonde, qu’est le capitalisme ultralibéral, peut être domptée, avant d’être éradiquée, par des mesures simples et surtout humaines. Le revenu minimum d’existence en est une efficace, tant matériellement que moralement, pour chaque être humain. Question de dignité !

(1) Un million de pauvres de plus en dix ans

(2) La pauvreté baisse dans le monde mais de fortes inégalités persistent entre territoires

Données chiffrées, source : ONU et Banque Mondiale

Verdi

Jeudi 8 septembre 2016

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