Etats-Unis ou le malheur du monde

Publié le par Verdi

Etats-Unis ou le malheur du monde

En 2000, l’arrivée, après une élection truquée, de G.W.Bush, à la tête du pays le plus puissant de la planète, s’est traduite par la prise de pouvoir des néocons étatsuniens, ou ultra-droite pseudo évangéliste. Sous la houlette du plus limité des présidents étatsuniens, les Cheney, Wolfowitz, Rumsfeld et consorts ont délibérément mis en place le schéma devant conduire au chaos mondial. Aujourd’hui, certains pays, ravagés par le terrorisme, paient le prix fort de la politique des Etats-Unis, soutenus par Israël.

Le schéma des néocons vise à instaurer le Nouvel Ordre Mondial, lui-même destiné à garder la mainmise sur les ressources de la planète, en particulier le pétrole, mais aussi sur les précieuses matières premières, indispensables à la pérennité du capitalisme utralibéral, la matrice nourricière des exploiteurs.

Ignorant sciemment les alertes des agents des services secrets, Bush a laissé Ben Laden perpétré l’attentat du 11 septembre 2001, pour, ensuite, sous le fallacieux prétexte de combattre le terrorisme, faire admettre à son peuple et au monde, sa politique impérialiste et guerrière.

Etats-Unis : pays désormais détesté

La déstabilisation du Moyen-Orient, voulue conjointement par les faucons sionistes israéliens (Sharon puis Nétanyahou) et étatsuniens, a eu pour conséquence de radicaliser les populations arabo-musulmanes, déjà très hostiles aux Occidentaux, à cause du mauvais sort réservé aux Palestiniens, depuis la création inopportune de l’état israélien, en 1948, et l’échec du président égyptien Nasser de construire une nation arabe unie.

Au terrorisme purement politique palestien a succédé un terrorisme religieux, se réclamant d’un islam vengeur, considéré par certains comme le symptôme d’un choc de civilisations. La détestation des étatsuniens, de leur mode de vie, de leur propension à vouloir régenter la planète, s’est amplifiée à la fin des années 2000.

Le rejet généralisé de les voir, à travers la propagation de leur langue, imposer leur culture anglo-saxone destructrice, - basée sur la compétition à outrance entre les êtres humains et la possession de biens-, s’est accru, principalement dans le monde musulman.

L’hégémonie étatsunienne mise à mal par la Chine

Géant militaire, mais Gargantua aux pieds d’argile, avec un endettement de 18000 milliards de dollars, les Etats-Unis voient d’un très mauvais œil l’émergence d’une autre superpuissance : la Chine. Pays qui ne se contente pas de fouler les plates bandes des Etatsuniens ou de leurs alliés européens. Les Chinois s’implantent durablement, avec des réponses adaptées, en Afrique notamment, au grand dam des anciens pays colonisateurs.

Les Etats-Unis ne supportent pas davantage le BRICS, cet ensemble d’états, incluant la Chine, l’Inde, la Russie, le Brésil, l’Afrique du Sud, qui ont décidé de s’affranchir de toute domination, en particulier, des règles économiques occidentales. Les institutions, censées réguler les échanges internationaux (commerce, finance, etc.) sont de plus en plus contestées (FMI, Banque Mondiale, OMC). Le rôle même de l’ONU, considérée trop impuissante, car trop soumise aux Occidentaux, est remis en cause par, notamment, la Russie.

L’Afrique, sous l’impulsion de panafricanistes, dont Kadhafi était une des figures emblématiques, montre des velléités et veut s’affirmer, avec ses deux milliards d’habitants à l’horizon du 22ème siècle comme le continent, sinon dominant, du moins incontournable.

L’interventionnisme meurtrier des Etatsuniens

Le décor est planté. Un pays, les Etats-Unis, jusque-là dominateur, et ses vassaux européens, engoncés dans une Union Européenne viciée par les lobbys, voit son influence mondiale fondre au profit d’autres pays ou continents, en voie d’émergence. Quelle solution a-t-il adopté pour maintenir son hégémonie : semer la désolation partout où ses intérêts sont menacés et partout où se trouvent des courants de pensée réfractaires.

Sous couvert de défendre la démocratie, de porter des idéaux humanistes, ce pays s’autorise à frapper militairement tout pays qui refuse d’être dans son giron. En Irak, sans aucune raison valable, en 2003. En Libye et en Côte-d’Ivoire, en 2011, il confie le sale boulot à son agent de la Cia, le zélé fou furieux Sarkozy.

Quand l’intervention militaire ne peut se faire, les Etatsuniens font tout ce qui est possible pour affaiblir économiquement les récalcitrants, comme c’est actuellement le cas pour Le Venezuela, la Russie et comme ce fut le cas pour Cuba de Fidel Castro, le Chili de Salvadore Allende, le Viêt-Nam, l’Iran, et tant d’autres, en leur temps, en imposant arbitrairement des embargos.

Israël au centre du désordre international

Ce désordre international, voulu par Washington, assure, non seulement la survie des Etats-Unis –au moins un temps encore- mais aussi celle de sa tête de pont proche-orientale, l’état sioniste israélien, principal fauteur (en sous-main) du désastre qui frappe la Syrie. Tant que les musulmans se déchirent entre eux, les juifs sont tranquilles. Voilà la carte que leurs dirigeants ont choisi de jouer. Sauf qu’ils, Occidentaux et Israéliens, n’avaient pas prévu que cette fragilisation du monde musulman se retournerait contre eux. Ils ont enfanté un monstre : l’état islamique.

Dès lors que l’existence d’Israël s’est trouvé menacée, historiquement par l’état syrien, puis par l’état islamique, certains dirigeants occidentaux, pro-sionistes, tels que le Premier ministre français Valls, ont dangereusement impliqué la France dans cette pétaudière meurtrière. Or, il n’est un secret pour personne, que l’état islamique n’a pu croître et commettre autant d’atrocités, que grâce à la connivence, active ou passive, des Occidentaux, qui pensaient s’en servir pour abattre le régime syrien.

La situation est comparable, en Afrique Centrale : au Nigeria, au Cameroun et au Tchad. La barbarie des terroristes de Boko-Aram, qui a fait allégeance à l’Etat Islamique, a pu sévir, depuis des années, sans être réellement combattue, grâce à certaines connivences occidentales. Dans le Sahel, au Mali et au Niger, les groupes terroristes, notamment Al Quaida, agissent grâce aux armes récupérées en Libye, après la chute de Kadhafi, et à ceux des occidentaux que la terreur, provoquée par les massacres, arrangeait pour asseoir leur présence, militaire ou autre, ou leur autorité, sur des zones dont ils risquaient de perdre le contrôle.

Que vaut la mort de millions d’innocents pour les riches Etatsuniens ?

De ce grand chambardement mondial, téléguidé, entretenu sciemment, par une poignée d’êtres humains, principalement établis aux Etats-Unis, il résulte d’immenses et interminables souffrances pour les habitants des pays pris sous le cyclone de l’insatiabilité des capitalistes.

Que vaut la mort de millions d’innocents pour ces individus sans humanité ? Rien ! Pas plus qu’elle ne valait quelque chose aux yeux des pires dictateurs !

Le couperet de la guillotine sauvera-t-il l’humanité des exploiteurs capitalistes

Verdi

Mercredi 21 septembre 2016

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