Défilés de mode : ces mannequins squelettiques qui insultent la femme

Publié le par Verdi

Les femmes mannequins sont déshumanisées, ressemblant à des fantômes décharnés. La maigreur de certaines est choquante. Quelle mauvaise image d’une femme enlaidie nous donnent ces horribles défilés de mode, qui courent les capitales du monde, n’intéressant qu’une infime petite caste de dames désœuvrées, parce que trop friquées.

Qu’est-ce que ce spectacle affligeant de femmes faméliques, -au visage émacié, aux membres squelettiques, du haut de leur mètre 90, tanguant sur un pas déhanché-, imposé par quelques arrogants créateurs de mode, qui se prennent pour des génies ?

Pourquoi cette évolution déviante, aujourd’hui encouragée, glorifiée par une infime poignée de riches égéries désœuvrées, qui courent d’un défilé à l’autre, dépenser, en une soirée, dix ans de salaire d’un smicard, persuadées d’appartenir à l’élite des élites de la mode vestimentaire, en dehors de laquelle, elles sombreraient dans un ennui mortifère ?

Sans fesse, sans seins, sans muscles… Des porte-manteaux ambulants, -singulières copies des sculptures filiformes de Giacometti-, déambulent, enveloppés de tissus présomptueusement "hautement" cousus par de petites mains, aux teintes la plupart du temps sombres, noires et grises, déprimantes, aux coupes parfois informes, artificiellement féminines.

Quand les femmes reprendront-elles la maîtrise de leur apparence ?

Aucun détail avilissant ne semble superflu pour abîmer, dégrader l’image de cette femme devenue robot sans âme malgré elle : le regard est absent, elle est inexpressive, son allure cadencée la fait ressembler à un dromadaire. Telle une marionnette soldate, elle se déplace, rigide, au rythme de musiques saccadées.

Les femmes se reconnaissent-elles dans ces filles difformes, censées les inciter à aimer les modèles portés ? Quand les femmes se révolteront-elles contre cette redéfinition contre nature de leur apparence physique ?

Quand reprendront-elles le pouvoir de se sentir belle pour elle et pour nous, sans passer par les délires de créateurs déjantés ?

Mannequins décharnés comme les déportées des camps nazis

Mettre en valeur la femme, c’est tout sauf la faire ressembler à des déportées des camps de concentration, victimes de la barbarie nazie, amaigries au-delà de l’endurable, martyrisées dans leur chair et dans leur âme. Elles, les malheureuses, n’avaient pas d’autre choix que de devenir l’ombre de leur fantôme, dans un monde gris sans espoir.

Ces jeunes femmes, présentées comme les plus sublimes créatures, sont, très souvent à la limite de l'anorexie (1), jusqu’à perdre toute perception de la réalité, pour capturer cette illusoire et éphémère gloire. Ont-elles conscience de n’être que de fades pantins de chair, victimes, sans le comprendre, de ressentiments inavoués contre les femmes ?

Où est la réalité des formes naturelles dans ces épouvantables défilés ?

Où est la diversité des genres féminins dans ces défilés ? Elle est absente, rejetée par l'uniformisation des mannequins ! La nature a pourtant donné aux femmes des formes différentes : généreuses ou plus discrètes, parmi des physiques de toutes corpulences et de toutes tailles.

L’authenticité corporelle féminine se trouve à des années lumière du modèle décharné de ces androgynes sans attrait, fruit sans saveur de la vision sciemment déformée de quelques célébrités de la haute couture, apparemment dénuées de toute estime pour la femme.

Quand le futile encombre, il étouffe l’essence de la femme. Enlaidie, elle devient l'objet des jeux malsains de ceux qui se jouent de ses besoins de plaire, à travers son apparence.

 

(1) En avril 2015, une loi a été votée qui interdit l'exercice d'une activité de mannequin à toute personne dont l'indice de masse corporelle sera inférieur à des niveaux définis sur proposition de la Haute Autorité de santé.

 

Verdi

Mardi 4 octobre 2016

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