Sarkozy en chute libre dans les sondages

Publié le par Verdi

Un sondage BVA, effectué le 30 septembre, auprès de 1305 personnes, révèle une aggravation brutale de la mauvaise opinion des Français à l’égard de Sarkozy, qui perd d’un coup 13 points, chez les sympathisants de droite et du centre. Juppé reste stable. Hollande continue sa dégringolade.

Qui trop embrasse mal étreint ! A trop vouloir gruger, à trop vouloir apparaître blanc comme neige, à faire passer sans vergogne ses évidents mensonges en vérité, à tenter fébrilement toutes sortes de diversions, comme cette ridicule histoire de Gaulois, à s’extrêmiser à toute force pour piétiner les brisées de Marine Le Pen, Sarkozy finit par lasser, voire exaspérer, y compris dans son propre camp.

Trop d’excès, de provocations… Chez les sympathisants Les Républicains, notamment, sa crédibilité s’effrite et chute de 12 points passant de 69% à 57%. En comparaison, la confiance en Juppé reste relativement stable (chez les mêmes proches des Républicains) à 67% (léger recul de 1 point).

Le plongeon est encore plus net pour Sarkozy, auprès de l’ensemble des sympathisants de la droite et du centre, avec un recul de 13 points, les opinions favorables tombent à 35 %.

Le renvoi en correctionnelle devrait être annoncé à partir du 6 octobre

Est-ce l’effet négatif (entre autres raisons) de l’affaire Bygmalion, en particulier de la façon, pour le moins, cavalière, dont il a nié publiquement, sur France 2, sa mise en examen ? Sa façon déplorable de se défausser, de nier sa responsabilité en faisant porter le chapeau à son parti et à ses subalternes, passe apparemment très mal à droite ?

Toujours est-il que, lâcheté ou non de la part de l’ancien chef de l’Etat, l’affaire est pendante et devrait trouver un dénouement judiciaire rapidement, les juges d’instruction devant faire connaître leur décision de renvoi devant le tribunal correctionnel, à partir du 6 octobre.

Pour ne rien arranger, Sarkozy vient d’essuyer l’estocade de Patrick Buisson, son ex-conseiller à l’Elysée. Ses révélations fracassantes, notamment celles relatant la décision de Sarkozy de laisser envenimer des manifestations contre le CPE, en ralentissant l’intervention des forces de l’ordre, le mettent en grande difficulté. Décrit comme un politicien sans aucun scrupule, il aurait agi pour déstabiliser le Premier ministre de l’époque, Dominique de Villepin.

Les deux dernières mauvaises nouvelles pas prises en compte dans l'opinion

L’attaque frontale de Buisson et la confirmation, au même moment, du versement de 6,5 millions d’euros par Kadhafi pour sa campagne de 2007, risquent d’aggraver davantage encore la mauvaise opinion qui s’enracine à droite contre lui. Ces deux dernières mauvaises nouvelles, n’ayant pas eu d’incidence dans l’opinion des sondés, lesquels s’étaient exprimés entre deux et trois jours avant la sortie du livre de Buisson et l’annonce du financement de Kadhafi.

« Consolation » pour Sarkozy, l’enlisement de Hollande qui ne parvient pas à rompre le mauvais sort et dont les mauvaises opinions atteignent 80% (1 point de plus).

Maigre consolation de toute façon, car pas mal d’autres obstacles pointent leur nez qui ne devraient pas faciliter le parcours du grand timonier des Républicains.

 

 Enquête réalisée en ligne du 27 au 28 septembre auprès d'un échantillon de 1.305 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

 

Verdi

Lundi 3 octobre 2016

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