Abstention toute! Alerte Sarkozy revient

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2002-2007 La France massacrée 

Petit bréviaire d’un citoyen ordinaire qui constate que, au fil des décennies, les discours de campagne électorale ne sont plus que des attrape-nigauds ! L’électeur est régulièrement pris pour un imbécile. Le seul vote qui vaille est celui qui prend en compte tous les citoyens majeurs, qu’ils participent ou non au scrutin. Sans changement radical des règles, à quoi bon voter ! Les mêmes acteurs, les mêmes comédiens vont resservir la soupe qui leur convient ! Voici un bref passage en revue de la comédie politicienne… à la française !

 

Les énarques

Une idée gaullienne positive, à l’origine destinée à éviter les « dynasties » en politique. Aujourd’hui, ils sont la gangrène qui encrasse les rouages de la démocratie française. C’est une secte déconnectée de la vie réelle, plus occupée d’elle-même que des missions qui lui incombent !

 

Les faiseurs d’opinion parisiens

Ils se sont auto-érigés en « institution », en « Académie »,  de la « vraie » réflexion politique. Ils puent la suffisance. Hors leurs « brillantissimes analyses parisiennes», ce serait, soi-disant, le désert de la pensée politique. Bien entendu, leur mission est, principalement, de manipuler l’opinion dans le sens souhaité par leurs commanditaires.  Mais, après tout, il n’y a rien de condamnable, en démocratie, à être un organe de presse d’opinion. Sauf que, beaucoup d’entre eux n’assument pas cette casquette et se prétendent pluralistes, pour pouvoir survivre, grâce aux subsides de la pub donnée généreusement par ceux pour lesquels ils roulent, sans le dire !

Ce sont les hebdos parisiens : l’Express, le Nouvel Obs, le Point, etc.

Ce sont les quotidiens parisiens : le Monde, le Figaro, Libé !

Ce sont les rendez-vous politiques de France 2, toujours orientés dans l’intérêt même des « journalistes  laisses d’or », payés par nos impôts, qui les animent : Pujadas, Calvi, etc.

 

Les partis politiques

Il ne reste en réalité que trois « familles » dans le paysage politique français. La plus dangereuse, celle dont les médias font systématiquement la promotion est La famille des profiteurs et exploiteurs. Elle obéit à la politique dictée par les puissances financières, auxquelles est inféodée l’Union Européenne, et exécute les ordres de la Cia pour les affaires dites de sécurité, c’est-à-dire, qui mettent en cause la mainmise des Occidentaux sur les pays détenant les matières premières. Elle défend, avant tout, les intérêts de la caste politicienne à laquelle elle appartient.

La famille des profiteurs et exploiteurs. Elle réunit, sous la bannière UMP/PS/UDI, trois mouvements très proches idéologiquement :

-          L’UMP : parti d’extrême-droite pétainiste, plus dangereux que le FN.

-          Le PS, qui n’a plus de social et de socialiste que le nom. Il s’est rallié aux thèses ultra-libérales et liberticides de l’UMP.

-          L’UDI, le « particulet » des petits hobereaux (vassaux, suzerains du pouvoir en place, ou à venir, etc.) de province, accrochés comme des morpions à leurs privilèges et leurs prébendes ! Il sert de joint mou, entre les deux premiers. 

La famille des humanistes. Elle comprend le Front de Gauche, composé du Parti Communiste et du Parti de Gauche, les Ecologistes réfractaires au PS, le NPA et Lutte Ouvrière. 

Ils s’expriment généralement dans un langage compréhensible et sont proches des préoccupations des gens. Ils poursuivent des buts opposés à la finance, pour redonner une place centrale à l’être humain.

L’extrême-droite. Depuis 40 ans, cette famille est principalement incarnée par la famille Le Pen. Inquiétante, malgré la volonté de lissage des aspérités laissées par le timonier historique. Cependant, moins dangereuse que l’extrême-droite sarkozyste !

 

Les parlementaires : le scandale

Le scandale français par excellence. En quelques décennies, la république française est devenue la vache à lait de 577 députés « godillots » surpayés, auxquels s’ajoutent 74 députés européens, sans oublier la cerise sur le gâteau que sont les 346 sénateurs, totalement inutiles. Réformer le parlement, en supprimant le Sénat, et en réduisant le nombre de députés de moitié, aboutirait à une économie substantielle de l’ordre de 2 à 3 milliards d’euros par an.

 

Les syndicats en question

La CFDT est, depuis dix ans, la collaboratrice zélée des patrons et du pouvoir. Les salariés semblent ne plus attendre grand-chose de cette organisation.

Bien que fortement représentative du monde du travail, le ton de la CGT semble faiblir.

Quant à FO, la centrale reste audible auprès de ceux qu’elle défend.

A quoi servent-ils vraiment, aujourd’hui, ces syndicats ? La question est posée !

 

Alerte, il veut revenir en 2017

Hollande, la girouette, a de plus en plus de mal à être crédible, dans la perspective de la prochaine présidentielle. En bon défenseur du système, au lieu de supprimer les Conseils Généraux, véritables pôles de gabegie et de rentes de situation pour politicards (ce sont les hobereaux ci-avant), Hollande s’en prend aux Régions, pour faire des économies. C’est à n’y rien comprendre !  

Quant à son prédécesseur, après avoir, copieusement, pendant cinq ans, massacré la France, dans toutes ses composantes, excepté les riches, les politiciens et affairistes malfrats, il se pose, d’ores et déjà, en sauveur du pays, pour 2017. Rien de moins !

UMP, PS, UDI sont entre eux. Ils le resteront après cette date, que le fou agité revienne, ou pas.

L’abstention est l’ultime façon de se faire entendre

Tant qu’une réforme en profondeur de la désignation et du statut des élus ne sera pas à l’ordre du jour, en France, les Français ont tout intérêt à s’abstenir, car leur vote ne pèse plus rien !

L’abstention est une forme d’expression. C’est l’ultime façon de se faire entendre, avant la violence. Ceux qui tentent de culpabiliser les citoyens, usent d’un argument spécieux, en parlant de « droit » de vote acquis au prix de ceci ou cela. C’est un droit aujourd’hui détourné de son but, qui s’exerce  selon des règles pernicieuses, puisqu’elles laissent dans l’ombre et la solitude 40 à 70% des citoyens, selon le type de scrutin.

Une question devrait tous nous interpeller : pourquoi redoutent-ils tous à ce point -quel que soit le parti- l'abstention? Est-on représentatif et légitime quand seulement 20 à 30 %, parfois moins, d'électeurs ont voté pour vous et que vous prétendez détenir la "majorité"?

 "L'abstention, c'est le désintérêt électoral contre la politique. Toute la question est de savoir comment stimuler cet intérêt ..."Le Huffington Post. 

Il serait temps de regarder du côté des pays où la démocratie directe est un modèle. La Suisse, par exemple !

 

Les peuples ont les dirigeants et… les lois qu’ils méritent.
Verdi
6 mars 2014

Publié dans Sarkozy

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