Casse de la retraite : les vraies raisons de Sarkozy

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Casse de la retraite : les vraies raisons de Sarkozy

 

Ouf ! Plus de deux millions de gens dans la rue, ce jeudi 25 juin. Un front syndical uni, même si FO a fait cavalier seul. Des politiques de tous bords, de Dupont-Aignan (Debout la France) à Mélenchon (Parti de Gauche), en passant par Martine Aubry (PS), dénoncent une loi « irresponsable » et injuste, qui ne répond en rien à la question de fond du financement. Malgré la tentative de diversion avec le foot, Sarkozy n’est pas parvenu à occulter l’événement.

 

En vérité, chacun sent bien le caractère scélérat de cette loi, dont la justification se trouve essentiellement dans l’idéologie ultralibérale. Une décision éminemment politique, qui vise à servir les amis et les copains, quand ce n’est pas, une fois encore, la famille. On se souvient, en décembre 2009,  du fait du prince, qui avait indigné une grande partie de la droite, quand Sarkozy a voulu imposer son fils Jean 23 ans, étudiant médiocre, à la tête de l’Epad (Etablissement public d’aménagement de la Défense).

 

La loi de la casse des retraites s’inscrit dans ce népotisme. Elle traduit la volonté de ce président de capter le maximum de richesses publiques, au profit d’intérêts privés, si possible familiaux. La tentative de holdup sur le marché juteux des retraites l’est au profit des sociétés d’assurance, d’une en particulier : celle dirigée par l’un des membres du clan Sarkozy, le frère aîné Guillaume. La preuve : 

 

« Guillaume Sarkozy, qui dirige Malakoff Médéric le principal groupe français de prévoyance mutuelle, travaille depuis juin 2008 sur un ambitieux projet connu en interne sous le nom de code de « M ».  Il vise à proposer à grande échelle aux français des produits de retraire par capitalisation. Un tour de table a même été monté avec, outre Malakoff Médéric,  la Caisse des dépôts et consignations et le numéro un de l'assurance-vie en France, CNP Assurances.

 

En plein débat sur le sauvetage du système de retraite par répartition, un dossier sur lequel Nicolas Sarkozy joue en grande partie sa réélection en 2012 ;  l'initiative du grand frère du président fait un peu désordre. C'est peut-être pourquoi le projet « M » est en passe d'être enterré du fait de la Caisse des dépôts. Cette dernière aurait fait savoir il y a quelques jours que sa contribution serait limitée à tout au plus 60 millions d'euros. Une façon habile de faire comprendre à ses partenaires qu'elle n'entendait pas donner suite.

 

Reste à savoir maintenant, si CNP Assurances, qui est elle-même détenu par la Caisse des dépôts, mais aussi par la Banque Postale et Banques Populaires Caisses d'Epargne (BPCE) souhaite donner suite au projet de Guillaume Sarkozy. Un projet très politiquement incorrect qui pourrait se révéler fort dangereux pour Nicolas Sarkozy. »  Sources : Challenges.fr   Pierre-Henri de Menthon. La retraite selon Guillaume Sarkozy. http://coulisses.blogs.challenges.fr/trackback/102842

 

En plus de céder sur des droits sociaux acquis de haute lutte, les salariés français doivent-ils être les vaches à lait d’une poignée de profiteurs?

C’est aussi l’enjeu de la mobilisation contre la casse du système de retraite par répartition français. Dans ce contexte, le maintien de l’âge de départ à 60 ans devient désormais hautement symbolique de ce combat.

 

 

Verdi

 

25 juin 2010

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