Enfin la fin pour Sarkozy...

Publié le par lecteur

 

L’affaire Woerth-Bettencourt a mis en lumière les malversations du système Sarkozy. Pris au piège de sa propre imposture, en dépit des dénégations de sa garde rapprochée, le président va devoir, tôt ou tard, rendre des comptes. Tandis que la presse en ligne affirme sa crédibilité, la presse aux ordres s’enfonce. Côté politique, les fissures s’agrandissent au sein même de l’UMP.

 

Après avoir causé des dégâts considérables aux Français qu’il n’a eu de cesse de stigmatiser, Sarkozy est, enfin, pris au piège de sa propre imposture. A ce stade de l’affaire, alors que son ami, le procureur Courroye, s’est tout de même décidé à déclencher une enquête judiciaire, quelques repères nous éclairent sur le personnage qui « gouverne » la France.

 

La liberté de la presse, sauce Sarko…

Petit rappel : la sortie de Sarkozy, le 18 mars 2009, contre les journalistes, épinglée par le Canard Enchaîné du 15 avril : "Les journalistes, ce sont des nullards, il faut leur cracher à la gueule. Il faut leur marcher dessus, les écraser. Ce sont des bandits. Et encore, les bandits, eux, ont une morale."  Bien entendu sa diatribe, ou plutôt, ses insultes ne visaient pas les serviles à sa botte (France2, TF1, Le Figaro, etc.).

 

…son « amour » de la France

 

En octobre 1999, après une cuisante défaite aux élections européennes, alors qu’il menait la liste du RPR, Sarkozy confie à Philippe de Villiers : « Tu as de la chance, Philippe, toi tu aimes la France, son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid.». Tout est dit dans cet aveu de désamour pour son pays.

 

… et du système parlementaire

 

Il ressent le même mépris pour la représentation nationale. Ce que confirme René Dosière, pour qui Nicolas Sarkozy a été un « député fainéant » qui n'a pas la culture du député et n'a que peu d'expérience parlementaire : « sa présence à l’Assemblée se résume à 10 interventions brèves: deux questions au gouvernement, soit quatre minutes, huit interventions de cinq à dix minutes, soit au total moins d’une heure de parole en 12 ans de vie parlementaire! » 

 

Sarkozy croit pouvoir s’enfermer dans le déni

 

Grâce au courage et à l’obstination de vrais journalistes (par opposition aux serviles de France Télévision et TF1), ceux de Médiapart en particulier, mais aussi de Marianne et d’Agoravox, la vérité sur la réalité du personnage Sarkozy éclate. Woerth pourrait bien assez vite n’apparaître que comme le lampiste.

 

Une chose est à présent claire : le pire des présidents de la République que la France ait connu a rendez-vous avec lui-même. Une rencontre à très hauts risques pour cet affabulateur patenté, laquelle, espérons-le, ne l’épargnera pas, tant il insulte notre intelligence en voulant nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Chacun, sans être grand clerc, constatant l’évidence : c’est bien lui qui est au centre de cette affaire de blanchiment de fraude au financement de la campagne présidentielle de 2007.

 

A quoi assistons-nous ? Sans surprise, Sarkozy s’enferme dans une posture qu’il croit pouvoir maîtriser, mais intenable sur la durée : le déni. Alors que le navire sarkozien prend l’eau de toutes parts, malgré l’accumulation de preuves des malversations commises (en son nom) par Woerth, son capitaine nargue la vérité.

Il brandit cette fausse certitude, dont se drapent les  mythomanes démasqués : celle d’avoir raison, contre vents et marées, quels que soient le sujet et les circonstances, en dépit de l’évidence d’une vérité étayée par des preuves irréfutables.

 

Le sort de Sarkozy est d’ores et déjà scellé

                       

Sarkozy se trouve désormais acculé. Il ne lui reste que deux solutions :

 

-         la persistance dans un refus de reconnaître son implication personnelle dans les magouilles financières de Woerth.

-         ou la reconnaissance de sa responsabilité en tant que personnage central de ce scénario digne d’une série sur la mafia.

 

Persister contre l’évidence, c’est se mettre à dos (voir son impopularité record) les Français, y compris une grande partie de son électorat. C’est compromettre lourdement son avenir politique, sachant qu’une partie de l’UMP pourrait bien le lâcher au profit d’un Villepin en embuscade.

 

Reconnaître son rôle central, c’est, de fait, admettre sa propre culpabilité et en subir la sanction. Une sanction qui pourrait passer par la Haute Cour de justice.

 

Dans l’un ou l’autre cas, le sort de Sarkozy semble bel et bien scellé. Aujourd’hui, il n’a probablement pas encore bien conscience de se trouver coincé dans une impasse. Il se raccroche à l’écume de ses illusions de grandeur. Il fait penser à ces dictateurs, en fin de règne, qui ne se résolvent jamais à quitter le pouvoir. Souvenons-nous de l’arrogance des Ceaucescu devant leurs juges, niant jusqu’au bout, le rendez-vous que leur avait fixé l’histoire… pour rendre des comptes.

 

L’heure de rendre des comptes a-t-elle, enfin, sonné pour ce président qui fait honte à la France ? Il serait temps !

 

 

Verdi

 

10 juillet 2010

Publié dans Sarkozy

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