La France abîmée par Sarkozy

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L’Union des Massacreurs du Peuple, sous la houlette de son "petit’ timonier mystificateur, a instauré la politique du contre tous, et TOUT pour eux. La France va-t-elle enfin se rebiffer ? En mars  2004, les Résistants avaient lancé un vibrant appel pour combattre les dérives de ce qui est devenu le système Sarkozy. Une alerte plus que jamais d’actualité…

 

Ce régime vichyste donne la nausée chaque jour davantage. C’est Dati qui défigure la justice et son image, avant d’être mutée par son mentor. Ce sont les tribulations de Besson avec son sale débat sur l’identité nationale. C’est le coût exorbitant des gesticulations de Bachelot qui impose la fausse pandémie de grippe. C’est le ministre de la répression Hortefeux, qui est condamné pour injures raciales. Ce sont les Estrosi, Yade, Dati, Blanc, Amara, Joyandet, etc. qui dépensent sans vergogne l’argent public.

Ce sont, à présent, malgré ses dénégations, les malversations de Woerth, dans ce qu’il faut bien appeler le Sarkogate. Sans oublier, bien sûr, Roitelet Soleil, lui-même, dont les dépenses somptuaires ne se comptent plus. Roitelet et son népotisme dans l’affaire de l’EPAD -en faveur de son fils Jean- et dans le dossier des retraites -en faveur de son frère Guillaume-. Il y a aussi l’affaire Karachi, dont les développements semblent de plus en plus désigner du doigt Sarkozy…

Une énumération de méfaits, malheureusement, loin d’être exhaustive !

 

Et toujours et encore l’overdose médiatique de ce président, qui saute sur tout ce qui bouge pour se faire mousser, nous contraignant à zapper sans cesse devant notre télé, pour ne pas avoir à se le farcir à longueur de journée.

Ce type, pour qui nous sommes très nombreux à n’avoir aucun respect, tant il suinte le mensonge permanent, ne fera jamais oublier qu’au royaume des fourbes, des méchants et des médiocres, il est roi !

Autour de lui, à son image, une meute de chiens et chiennes hurlant(e)s, prêt(e)s à mordre tels des pitbulls enragés : les Lefebvre, Morano, Bertrand, Paillé, Estrosi…

Avec lui, les parlementaires godillots UMP et NC qui votent tout ce que propose l’agité de l’Elysée, sans sourciller.

 

Graine de dictateur fou ?

 

Hitler s’est fait élire, démocratiquement à la tête du NSDAP (Parti national socialiste des travailleurs allemands), avant de montrer son véritable visage, à partir de 1933.
Mussolini a commencé sa funeste carrière comme membre... du Parti Socialiste Italien (PSI) et directeur du quotidien socialiste Avanti. Ce qui ne l’a pas empêché de devenir un dictateur.
Le fascisme français actuel est un fascisme rampant, qui ne veut pas dire son nom. Il tente d’avancer masqué. En vain ! Ce régime est bel et bien ressenti, pour ce qu’il est, par les classes les plus fragiles qui dérouillent chaque jour davantage (dans une large indifférence) et, depuis quelques années, également par les classes moyennes, lesquelles prennent conscience -après les excès et frasques répétés du personnage et les sombres affaires financières- de la nature réelle de Sarkozy : un être népotique, cupide, autoritaire, égotique, mégalomane,  irascible, menteur, et peu cultivé...
Si l’Europe (avec, certes, ses défauts) n’existait pas comme garde-fou(s), Sarkozy serait déjà sur un chemin glorieux pour lui ( dans les pas des plus vils dictateurs), mais ô combien périlleux pour les Français et les Européens.

 

Propagande façon Goebbels : plus le mensonge est gros…

 

« Plus le mensonge est gros, plus il passe. » « C’est l’un des droits absolus de l’Etat de présider à la constitution de l’opinion publique. », disait Joseph Goebbels, ministre de la propagande d’Hitler.

 

Les Français sont déstabilisés, face à ce déferlement outrancier d’infos mensongères visant à conditionner leurs esprits, pour leur faire accepter comme inéluctables les lois régressives et répressives, votées au pas de charge, et souvent en cati mini, par les serviles députés et sénateurs UMP/NC. Vrais faux sondages, vraies fausses études, vrais faux rapports, vrais faux problèmes et vraies fausses solutions (la retraite en est l’exemple le plus frappant). La propagande sarkozyste prend la forme d’une communication démesurée et permanente, basée sur la désinformation. Il en est ainsi de la retraite à 60 ans, que Sarkozy, aidé par l’ancien agent d’assurances Xavier Bertrand, veut massacrer à la rentrée, pour refiler le juteux gâteau à son frère Guillaume (entre autres assureurs sur le coup).

 

Pendant que les médias inféodés agitent l’opinion, avec la complicité de piteux journaleux, à l’exemple de Pujadas sur France 2, à propos de sujets qui n’ont qu’un lointain rapport avec les difficultés quotidiennes des Français, les excités du gouvernement, sous l’œil vigilant de leur surveillant général Fillon, sont à l’ouvrage. Au motif de, soi-disant, réformer (au passage, on ne leur a rien demandé), il ne leur a fallu que deux ans pour élaborer, contre les Français, un arsenal législatif sans précédent, sauf sous Vichy !

 

Internet et la presse libre menacés

 

Internet est le poil à gratter de Sarkozy pour de multiples raisons. La principale : l’hypertrophié du moi ne supporte pas la contradiction. Or, il ne maîtrise pas le phénomène blog et les réseaux sociaux qui diffusent en temps réel. La seconde : il défend des intérêts privés, au premier rang desquels ceux du showbiz  : son cher ami "jauni», sa chère et "talentueuse" diva d’épouse... De fait, LCEN, HADOPI et LOPPSI ne visent qu’à museler cette démocratie "emmerdante", trop contrariante, qui respire trop, trop intelligemment et trop rapidement au goût des crétins qui gouvernent la France, depuis 2002.

 

Les voyages apportent la distance nécessaire pour comparer et apprécier les régimes politiques. Dans certains pays prétendus " dictatoriaux", en Afrique notamment, n’en déplaise à certains, la liberté de la presse existe et sert de soupape de sécurité pour les despotes "avisés" de ces pays.  En France l’affichage est inversé. Le pays se prétend défenseur des libertés. Or, la France ne cesse de dégringoler dans le classement de la liberté de la presse. Elle est au 43ème rang aujourd’hui, derrière des dictatures peu recommandables... Même les journalistes du très sarkozyste Figaro semblent moins bien supporter l’étau de la censure !

Signe très préoccupant : les humoristes -Guillon, Porte- sont devenus personae non gratae, en Sarkozie !

Comment s’en sortir ? Le modèle suisse

 

Confiez le pouvoir à des fous, il en résultera une catastrophe. Entre 1940 et 1944, il s’est trouvé de "bons" Français pour soutenir Pétain et Laval. Conséquence : des milliers de Français, dont une majorité de juifs ont été déportés.
C’est un devoir pour tout être humain de lutter contre les êtres humains représentant un danger potentiel contre les autres.
Lutter contre Monsieur Nicolas Sarkozy, qui représente le pire danger pour la France et les Français est un devoir pour sauver notre démocratie et nos libertés. Ce personnage fait honte à notre pays. Il rabaisse l’Etat à une entreprise de showbiz dont il se sert pour s’enrichir, lui et ses proches. Ce n’est pas la France que voulaient De Gaulle ou Mendès France!

Seule une réaction très dure pourrait mettre un terme à ce régime ignoble d’abrutis.

 

Pourquoi ne pas instaurer une démocratie sur le modèle suisse ? Bien entendu, les arrogants dirigeants français actuels se gardent bien de tourner leur regard vers notre voisin helvétique quand il s’agit de réformer les Institutions. Et pour cause ! Dans leur esprit, la Révolution Française semble n’avoir duré que le temps de couper quelques têtes de l’Ancien Régime. En dépit des révolutions qui ont suivi, les ressorts et les rouages de celui-ci imprègnent l’Etat « républicain » français. Aux antipodes du régime vichyste, fasciste et népotique sarkozien, le modèle suisse est pourtant l’un des plus respectueux de la personne et du citoyen.

 

Traduire Sarkozy devant la  Cour de Justice de la République

 

Les peuples sont responsables de leur sort. Nul dirigeant, fut-ce le plus fort ou le plus fourbe, ne peut parvenir à gouverner s’il n’est pas porté par une masse critique (suffisante) d’individus. En ce sens, les peuples ont les dirigeants qu’ils méritent. A ce peuple d’en changer, violemment si nécessaire, lorsque le régime politique en place devient insupportable.

Il faut, préalablement, qu’au sein de ce peuple, des esprits éclairés aient la force et la lucidité de montrer le chemin. Comment ? En élevant le niveau de réflexion des Français les plus atteints par le cancer du crétinisme sarkozien. Ce qui ne semble désespérément pas le cas actuellement en France ! Où sont les Sartre, les Camus ?

 

Si un président mérite de passer devant la Haute Cour (de Justice), c’est bien ce Naboleon. Il n’est pas utile d’attendre la fin de son mandat. Le bilan est lourd, très lourd, trop lourd. Dans le privé, un bilan aussi catastrophique aurait été durement sanctionné. Le plus grave est l’utilisation de l’Etat à des fins d’enrichissement personnel. Alors un peu de courage messieurs les parlementaires, débarrassez le pays de ce pseudo président qui fait honte à la France et aux Français.

 

"L’article 68 institue une procédure originale de destitution du Président de la République en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat, notion qui n’est définie ni par la nature, ni par la gravité du manquement mais par son caractère inconciliable avec la poursuite du mandat. Afin d’en souligner le caractère politique, la destitution est prononcée par le Parlement tout entier réuni en Haute Cour, instance qui remplace la Haute Cour de justice."

 

« Si la démocratie est abîmée par trois ans de sarkozysme, la République aussi est effondrée dans ses fondements», a déclaré Martine Aubry, le 3 juillet dernier.

Alors qu’attendent les partis « démocratiques » pour agir ? 

Le mardi 7 septembre, est la date fixée par les syndicats (unis) pour la défense des retraites. Ce jour ne pourrait-il pas être l’occasion d’un grand rendez-vous pour le salut de la France ?

Ce président a perdu toute légitimité. Pourquoi attendre 2012 ?

 

 

Verdi

 

Jeudi 29 juillet 2010

 

 

L’APPEL DES RESISTANTS : mars 2004

 

 

 

Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et transmettre l'héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle.

 

Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et soeurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n'a pas totalement disparu et notre colère contre l'injustice est toujours intacte.

 

Nous appelons, en conscience, à célébrer l'actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d'accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s'éteigne jamais :

 

Nous appelons d'abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l'anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées,

contrôle des « féodalités économiques », droit à la culture et à l'éducation pour tous, presse délivrée de l'argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et agricoles, etc. Comment peut-il manquer aujourd'hui de l'argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l'Europe était ruinée ?

Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature

internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie. Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se

consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau « Programme de Résistance » pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l'intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.

 

Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l'amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n'acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.

 

Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection : « Créer, c'est résister. Résister, c'est créer ».

 

 

Signataires :

 

Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey.

 

 

 

 

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