La Sarkozie prend l'eau, bientôt le Sarkogate

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Les vents contraires soufflent en Sarkozie ! Après bientôt quatre ans de gouvernance sarkozienne pitoyable, une immense partie des Français a pris conscience de l’inanité de ce pouvoir, lequel a jeté le discrédit sur la France et plonger nombre d’habitants dans les difficultés. Les affaires commencent à rattraper celui qui, en mai 2012, rendra son mandat avant de rendre des comptes.

 

Comme Nixon, lequel, se croyant intouchable, a finalement été contraint à la démission, en 1973, à cause du scandale du Watergate, Sarkozy a usé des mêmes méthodes que l’ancien président des Etats-Unis. Il a utilisé les services des renseignements intérieurs (affaire Woerth-Bettencourt) et le contre-espionnage (affaire Karachi) pour espionner des journalistes, trop curieux à son gré, dans ces affaires d’Etat, jugées sensibles et surtout compromettantes pour lui !

A la suite du retentissement médiatique de cette affaire d’espionnage lien, en novembre 2010, Sarkozy est entré dans une zone de forte turbulence. Ce qu’ont traduit des sondages d’opinion obstinément bas depuis, sans que rien, pas même la récupération médiatique honteuse, à son profit, de faits divers dramatiques, ne puisse infléchir une tendance de fond. Le rejet de Sarkozy semble désormais profond, et probablement irréversible !

 

Dérapages verbaux, insultes, amitiés condamnables

 

Après les dérapages verbaux « nettoyer la racaille au karcher  », les insultes gratuites « mais casse-toi pov’con », les injures aux journalistes pas dans la ligne sarkozienne, les propos violents contre Villepin, qu’il voulait « accrocher un croc de boucher » en le désignant comme coupable dans l’affaire Clearstream, l’amitié appuyée de Sarkozy, pour les dictateurs sanguinaires qu’étaient les Ben Ali, Moubarak et Kadhafi, a achevé le basculement de l’opinion, en particulier chez la population de sensibilité de droite classique, dans le rejet durable de l’homme Sarkozy.

Un rejet qui s’était cristallisé depuis plusieurs mois déjà, à cause d’une accumulation : son attitude constamment et ostensiblement favorable aux riches, son dédain pour les gens modestes, son désintérêt pour le milieu agricole, son mépris pour les magistrats et la fonction publique dans son ensemble, son animosité contre l’intelligence, sans oublier la casse d’acquis sociaux, dont la retraite à 60 ans était l’emblème fort. Dès lors, malgré ses sourires de façade, la hargne qui se lit sur son visage est apparue pour ce qu’elle est : une rage pathologiquement constante contre les Français !

A l’approche de l’échéance présidentielle de 2012, les langues se délient, les dagues sont tirées de leur étui, nombre de citoyens, écœurés d’avoir été insultés, méprisés, maltraités, ont sonné l’hallali contre celui qui aura anéanti, cinq années durant, la respectabilité de la fonction de président de la République et pulvérisé les espoirs de sortie de crise du pays.

 

Les rats quittent le navire

 

La Sarkozie part à la dérive. Il n’est, pour s’en rendre compte, que de lire sur internet les publications indépendantes Médiapart, Marianne, AgoraVox... Mais également, de constater le changement de ton des autres médias, moins systématiquement amènes avec leur champion, tel le Figaro, ou carrément hostile, comme son ancien directeur général Thierry Desjardins, pour comprendre que le couvercle du chaudron menace de sauter à tout moment.

Le sauve-qui-peut des élus de la majorité présidentielle (de moins en moins discrets), révèle qu’un nombre croissant d’affidés, et autres opportunistes zélés de mai 2007, prennent - en off- leur distance avec l’agité de l’Elysée.

Dans les propres rangs du parti de Sarkozy, la fronde se fait jour quasi ouvertement, comme en témoigne, atteint par une cruelle désillusion, la démission de Gilbert Montagné des instances dirigeantes de l’UMP, et l’opposition de plus en plus dure entre « modérés » et « sécuritaires ».

Fronde contre le bouclier fiscal et à propos de la taxe professionnelle, en 2009. Nouvelles frondes en 2010 : contre la suppression du juge d’instruction et contre un amendement de … Woerth !

Le malaise d’une partie des députés et sénateurs UMP s’amplifie au fil des mois. Malaise que tente de récupérer un Jean-François Copé en embuscade ! Après les défections d’élus parisiens UMP (pour le NC, parti collaborateur du sarkozysme), Borloo et les radicaux décideront en mai s’ils quittent l’UMP… de Sarkozy !

 

Cruelle désillusion dans le showbiz

 

Dans le showbiz, où les suppôts de sarko pleurent sur leur méprise, et, pour certains sur leur déconvenue professionnelle après avoir trop ouvertement soutenu l’insoutenable, ils désertent les uns après les autres : Bigard, Faudel, Doc Gynéco, Barbelivien...

Les propos dithyrambiques de quelques-uns, avant l’élection présidentielle de 2007, -têtes d’affiche, moutonniers intéressés, artistes sur le retour et artistounets en quête de gloire-, prennent aujourd’hui, à la lumière de la personnalité de Sarkozy, une tonalité quelque peu amère pour leurs auteurs : 

Enrico Macias : « Nicolas Sarkozy est le seul candidat capable de rassembler tous les Français. "J'ai l'impression qu'il tiendra ses promesses, c'est le seul qui à mes yeux va rassembler tous les Français." Il termine, fâché, ce qui n'est pas dans ses habitudes..." Il n’y a que les cons qui ne changent pas d'avis ».

Johnny Halliday : « Le seul qui, pour moi, est honnête, a la pêche et aime les Français c'est Nicolas Sarkozy »

Doc Gynéco : « J'ai vécu 25 ans sous perfusion sociale. Avec lui, on a décidé peut être d'avoir une idée sociale de droite qui pourrait faire stopper cette idée de vivre toujours avec des aides et de redynamiser des quartiers où les gens ne vivent à 100% que par des aides sociales", a expliqué Doc Gynéco, précisant qu'il avait pris une carte UMP "à 50 euros »… Doc Gynéco pointe aujourd’hui à Pôle Emploi !

Pour ne citer que les « perles » les plus croustillantes !

 

Sarkogate : les affaires qui rattraperont Sarkozy

 

La seule issue de secours pour Sarkozy sera d’être réélu président de la République, en 2012, pour prolonger son immunité présidentielle de cinq ans. Un temps qu’il mettra à profit, à l’exemple de son ami Berlusconi, pour modifier les lois pénales susceptibles de lui nuire. Car, il est très probable que la justice demande à entendre Sarkozy dans un certain nombre d’affaires en cours, parmi lesquelles :  Karachi, Clearstream, Bettencourt-Woerth, Wildenstein, Médiator…

Dans cette dernière affaire, qui a fait entre 500 et 1000 morts, Jacques Servier, le patron du laboratoire dont le médicament est mis en cause, est un sarkozyste fidèle. Il est membre du premier cercle et généreux donateur de l’ump. Sarkozy a été l’avocat de son ami Servier pendant plusieurs années. Il lui a remis la Légion d’honneur, en 2009.

 

« L’authenticité se lit sur mon visage. Je ne triche pas. Je ne truque pas. Ça fait 30 ans que je suis dans la vie politique, personne ne m’a pris le doigt dans le pot de confiture du mensonge », expliquait Sarkozy, le 8 janvier 2008.

 

Trois ans après cet autoportrait, fort à son avantage, les Français, dans leur grande majorité (75%), ont compris que l’homme est en réalité tout le contraire de ce qu’il prétend être.

S’en souviendront-ils en mai 2012 ?

 

Verdi

Jeudi 24 février 2011

Publié dans Politique

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