Odieuse attaque de Sarkozy contre les chômeurs

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La récente et odieuse attaque contre les chômeurs révèle, s’il en est encore besoin, l’abjection de l’agité de l’Elysée à l’encontre de Français, dont le seul tort est de ne pas pouvoir trouver un emploi, digne de leurs compétences ou de leur légitime ambition.

 

Depuis 2002, la stigmatisation systématique des demandeurs d’emploi, comme s’ils portaient sur eux les sept péchés capitaux, sert de leitmotiv aux politiciens de bas étage! Taper sur « ces fainéants de chômeurs », comme les avaient traités un misérable député de la Creuse en 2005, est devenu le passe-temps favori de Sarkozy !

 

Bien entendu, pour l’occasion, les services de propagande sarkoziens ont tiré de leur chapeau les « meilleurs » chiffres trafiqués des offres non satisfaites, mettant par ailleurs en exergue le taux « galopant », -en vérité très marginal-, des fraudes. Ceci n’étant qu’un prétexte à la présentation fallacieuse destinée à étayer la démonstration honteusement mensongère de l’agité de l’Elysée. Un homme taraudé par une incurable lâcheté, chevillée au corps, qui le fait s’en prendre pathologiquement aux plus fragiles de ses concitoyens !

 

Les vrais chiffres du chomage

  

La mise au banc des accusés de Français privés d’une activité rémunératrice est une forme de ghettoïsation, comparable à la barbarie exercée contre les minorités ethniques! Chaque jour, en plus de la culpabilité et des difficultés matérielles du quotidien qu’ils doivent endurer, ils sont des centaines de milliers à subir l’humiliation des agents chargés d’épurer les listes d’inscrits à Pôle Emploi.

 

Rares ont été les ténors des partis politiques, dits démocrates, à s’élever contre cette énième attaque. Un silence assourdissant qui les disqualifient, en particulier aux yeux de ceux qui, n’ayant plus la force de lutter contre la bassesse sarkozienne, attendaient un minimum de soutien. A l’exception de Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de Gauche qui, scandalisé par les propos tenus par l’agité de l’Elysée, au cours d’une visite dans le Puy de Dôme, le 7 avril, a demandé la « radiation  immédiate de Nicolas Sarkozy ».

 

Une provocation indécente et humiliante pour les privés d’emplois

 

Dans une intervention totalement indécente et déplacée, l’agité de l’Elysée a indiqué vouloir renforcer les contrôles exercés sur les chômeurs, invoquant « la justice sociale envers les salariés et les ouvriers qui travaillent dur ». « La justice sociale selon Sarkozy, c'est faire les poches aux précaires », ont répliqué, de concert, Martine Billard, députée (GDR) et co-présidente du Parti de Gauche, et Leila Chaibi, secrétaire nationale à l'abolition de la précarité.

Pour le Parti de Gauche, qui condamne «une grossière provocation et une tentative de division artificielle entre ceux qui travaillent dur et ceux qui ne chercheraient pas d'emploi », les propos de Sarkozy sont « une humiliation faite aux 4,5 millions d'inscrits à Pôle Emploi ».

 

« Ni responsables ni coupables, ils peuvent crever : c'est de leur faute ! Ils ne sont pas assez ou plus EMPLOYABLES et au fil des mois ils seront obligés d'abaisser leurs exigences !!! (Parce qu'en plus ils sont "exigeants"…). Demandeurs d'emploi indemnisés, minima sociaux, chômeurs non indemnisés, ils sont devenus indignes de la "charité publique" (parce que maintenant, percevoir des cotisations est un acte de parasitisme) ! » écrivait déjà Sophie Hancart (Responsable de l’Association Apnée) en 2005, avant l’application de la convention d’indemnisation de 2006, restreignant drastiquement les droits des privés d’emploi.

 

Pôle Emploi, l’agence pour l’élimination des chômeurs

 

La situation a empiré avec des contrôles quasi policiers, tous les mois, dont le but n’est autre que la radiation des listes du plus grand nombre possible de demandeurs. Le rendement « radiation » est désormais le challenge des directeurs d’agence dont les salaires ont été augmentés de 20à 30%, au moment de la « fusion ANPE/ASSEDIC, en 2009. Tous les moyens sont bons pour radier, y compris piétiner la légalité. Résultat, les tribunaux administratifs sont encombrés de procédures pour radiation abusive.

Le dispositif d’élimination programmée est exécuté avec un zèle consommé par certains agents de Pôle Emploi. Heureusement, de nombreux autres résistent, refusant de servir de bras armé du sarkozysme.

 

Chômeurs, emplois précaires (mi-temps, CCD, intermittents du spectacle), etc. vivent désormais, plus que jamais, en permanence dans l’angoisse et sous la menace des « capos » de Pôle Emploi. La machine à éliminer du chômeur, chère à l’UMP et à son pitoyable guide, fonctionne à plein régime, comme, de triste mémoire, les installations d’un fou qui, dans les années 40, s’était mis en tête d’éliminer tous ceux qui ne lui plaisaient pas…

 

Or, depuis 10 ans, en dépit de la multiplication des mesures régressives en matière d’indemnisation et coercitives en matière de contrôle, le marché de l’emploi ne s’est en rien redressé. Cet arsenal n’a servi qu’à plonger davantage de Français dans la mouise !

 

Aider les gens à s’en sortir n’était, de toute façon, pas le but poursuivi.  Celui-ci était et demeure la satisfaction absolue des exigences medefiennes de Madame Parisot, visant à généraliser la précarité pour disposer d’une main d’œuvre à vil prix, corvéable à merci !

 

Trouver des boulots qui n’existent pas, sinon la punition 

 

En 2005, un rapport du CERC préconisait de punir les demandeurs incapables de trouver des emplois parce qu’ils n’existaient pas ou plus pour eux : les seniors. Ses auteurs, parmi lesquels Jacques Delors et Nicole Notat (ex-patronne de la CFDT), ont, non seulement été entendus, mais leurs suggestions en matière de répression des chômeurs ont largement été dépassées.

 

Demander aux exclus de l’emploi de chercher un job, qui n’existe pas, ou plus pour eux, et les punir parce qu’ils n’en trouvent pas (sauf à accepter l’esclavage chez les exploiteurs de l’hôtellerie, de la restauration ou du bâtiment, etc.), c’est comme demander à des pêcheurs d’aller pêcher dans un lac sans poissons. S’ils reviennent bredouilles, ils seront, malgré tout, privés de nourriture.

Exemple, pour les chômeurs de plus de 50 ans. Le rapport reconnaît implicitement qu’il n’y a pas d’issue, mais il incite, néanmoins, à poursuivre la contrainte contre eux. La perfidie de ce  raisonnement est révélatrice de l’état d’esprit ultralibéral, qui pollue de plus en plus de cerveaux français ! C’est inquiétant !

 

Pour trouver du boulot, mieux vaut être copain avec  Sarkozy

 

Depuis une dizaine d’années, avec l’émergence de gouvernants calibrés sur le piètre modèle du timonier en chef sur talonnettes, les Français assistent, impuissants, à l’inversion des valeurs sur lesquelles reposent les principes républicains : la justice, l’égalité et la fraternité, la solidarité.

 

Foulant aux pieds ces principes, sous couvert d'instauration de la méritocratie, l’agité a, en réalité, institué ses propres règles mafieuses : népotisme, pistonnage, passe-droits, promotions canapés, ascension par le fric et pour le fric, obtention de poste pas intimidation ou menaces.,etc.

 

C’est de cette façon qu’en 2009, Sarkozy comptait hisser sa médiocre progéniture, le dauphin Jean, à la tête d’une des plus riches institutions de France : l'EPAD! Il a dû reculer face à sa propre oligarchie !

 

En clair, en Sarkozie, plus vous êtes proche du pouvoir, et ressemblant au profil inculturé du petit chef, plus vos chances d’obtenir un poste sont grandes.
En revanche, si vous avez la malchance, ne serait-ce que de flirter avec l’intelligence et/ou de fréquenter la culture, vos diplômes, aussi prestigieux soient-ils, seront votre plus lourd handicap !

La solution : qu’il dégage !

 

En février 2007, dans un hôtel à La Réunion, Sarkozy a déclaré :

 

« Je serai un président comme Louis de Funès dans le Grand Restaurant : servile avec les puissants, ignoble avec les faibles. J'adore ! »

 

Après 2012, si Sarkozy est élu, les conditions d’existence des chômeurs vont encore s’aggraver.  A moins que, excédés, une majorité de Français demandent à l’agité de dégager, comme les Tunisiens et les Egyptiens l’ont fait avec leur président.

 

 

Verdi

 

Dimanche 10 avril 2011

Publié dans Social

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