Sarkozy, ultralibéralisme et terrorisme économique

Publié le par lecteur

Les Français sont de plus nombreux à subir les conséquences de la politique antisociale de l'agité Sarkozy, le chantre de la loi de la jungle ultralibérale. Le sarkozysme, qui s'en prend en permanence aux plus fragiles de la société française, n’est autre qu’un régime politique appliquant la terreur économique ! Il est pourtant possible de faire autrement ! Encore faudra-t-il, en 2012, se débarrasser du grand penseur que l’ump a placé à l’Elysée en 2007 !

 

Le conditionnement des esprits (pour ne pas dire l’endoctrinement) est tel depuis trente ans que, remettre en cause l'ultralibéralisme, devenue l’idéologie politique dominante portée par l’extrême-droite sarkozyste, passe pour une hérésie. Si vous la contestez ou la combattez, vous êtes classé, par les doctes économistes d’ultra-droite en vogue (Cohen, Marseille, Godet etc.) parmi les marginaux ne comprenant rien à rien au fonctionnement de l'économie et à l’organisation des sociétés humaines. C'est ahurissant !
 

L’ultralibéralisme et son système financier sauvés par l’argent public

C’est surtout nier une vérité : la pensée unique n'existe pas, et n’a jamais existé au sein de l’espèce humaine. La preuve de l’inefficience de l’ultralibéralisme économique nous a été fournie avec la crise financière de 2008, l’une des plus graves depuis le crash boursier de 1929 ! Les gouvernants ultralibéraux et socio-libéraux se sont empressés de voler au secours des coupables pour sauver le système : 1500 milliards d’euros d’aides aux banques responsables du désastre en Europe (zone euro) ! Plus de 350 milliards rien qu’en France !

Les bénéfices des banques françaises ont à nouveau explosé en 2010 : près de 8 milliards pour BNP-Paribas, 4 milliards pour la SG, 3,6 milliards pour le Crédit Agricole… Merci aux contribuables français ! Le système ultralibéral et son système financier ont été sauvés… pour le plus grand bonheur des riches !

 

La loi de la jungle ultralibérale, c’est l’extermination des plus faibles

Nul prophète économiste (à ma connaissance) n’a inscrit, dans un marbre divin, au sommet d’une montagne sacrée, que la théorie libre échangiste dans un marché sans contrôle et la compétition commerciale à mort sont l’alpha et l’oméga de l’organisation économique et sociale des sociétés humaines.

D’autres systèmes d’organisation économique et sociale ont existé, dont certains ont montré leurs limites. Il ne s’agit, bien évidemment pas, de tomber dans les travers d’un dirigisme étatique dictatorial capitaliste ou communiste stalinien. Il s’agit d’établir, enfin, un système qui ne confonde pas la fin et les moyens. Un système, où le bien-être humain est la priorité permanente. Un système qui ne se transforme pas en chapelle inviolable, sous prétexte de défendre un dogme ultralibéral, présenté comme le seul viable.

De quelle liberté parle-t-on, en réalité ? Celle de la loi de jungle qui autorise, comme le firent les nazis, l’extermination des plus faibles ou de ceux qui déplaisent aux dirigeants politiques ou économiques du moment ? Une liberté en trompe-l’œil pour les plus humbles et la loi du plus fort pour une poignée ? Où réside l’intérêt d’une règle, dont la finalité n’est pas d’assurer des conditions d’existence dignes pour tous les terriens ? En ce sens, l’ultralibéralisme, appliqué par l’UMP sarkozyste, est une forme de terrorisme économique contre l’espèce humaine.

Etant généralement admis que, en dehors d’un attrait folklorique certain, le retour au troc n'est pas le système idéal, il est urgent de passer à un autre mode d’organisation des échanges entre les êtres humains. 

 

L'économie est une « science » à géométrie très variable

L’économie ne dépend que des règles fixées par les individus entre eux, au sein d'un même groupe, d'une même société, ou d'un Etat, afin de faciliter leurs échanges. Ainsi, à l'inverse de la « vraie » science, chacun sur cette planète peut déterminer des règles, en fonction de paramètres dont la variabilité n'a d'égale que la multitude des différents caractères humains au sein d’environnements eux aussi très divers.

Or, l'OCDE et le FMI de M. Strauss-Kahn voudraient faire croire que le dogme ultralibéral est le seul qui vaille. Ces organisations, dédiées au développement économique et à son financement, dictent aux dirigeants des Etats leurs recommandations, toujours les mêmes : baisser le coût du travail, contenir l'inflation, etc., tout en feignant d’ignorer les dégâts humains qui en résultent.

Aujourd'hui, ce sont les partisans de l'offre qui imposent les règles débridées, lesquelles leur font réaliser les plus gros profits, sans se soucier des capacités de la demande à pouvoir absorber cette offre. L’invasion de la publicité en témoigne.

Toutefois, les consommateurs potentiels des pays, dits riches, sont de plus en plus privés de revenus, parce qu’ils perdent leurs emplois, lesquels sont transférés dans des pays émergents, à faible coût de main d’œuvre. Ceci parce que le dogme ultralibéral impose de ne jouer que sur la seule variable d'ajustement qu'est l'employé.

 

Adapter le rythme de la croissance à la demande

C'est un cercle vicieux, car à terme, l'offre produite à bas coût, outre qu’elle condamne des entreprises fabriquant les mêmes produits plus chers sur le sol français, ne trouvera plus de débouchés dans les pays comme la France, devenus économiquement exsangues. Ce qui risque de survenir à brève échéance. De leur côté, les pays émergents n'étant pas en mesure d'absorber la totalité de cette production, que deviendra cette sur-offre mondiale ?

La solution ne réside-t-elle pas dans l’adaptation de la production à la stricte demande de biens et produits nécessaires à l’existence, plutôt que dans la création à outrance de besoins artificiels, absolument pas indispensables à la vie ? La monnaie ne devrait-elle pas mieux participer à la l’organisation des échanges, pour faciliter l’accès à tous à une vie moins pénible ?

Plutôt que d’enfoncer le pays dans un déficit budgétaire abyssal d'origine « bancaire », ou issu d'emprunts internationaux, qui engraisse de riches créanciers, ne serait-il pas plus judicieux de faire jouer l'inflation dans des proportions raisonnables et contrôlées ? Cette variable monétaire, utilisée à bon escient, pourrait avoir un effet de relance économique bénéfique.

 

Le pays n’est pas qu’une entreprise commerciale

Le spectre de la crise mondiale majeure restera présent, tant que le dogme ultralibéral, privilégiant l'offre à la demande, encombrera les cervelles des décideurs politiques et économiques de nos pays, dont la France.

La rentabilité de l’activité économique d’un pays n’est pas antinomique d’une juste redistribution des fruits de la richesse. Encore faut-il admettre une fois pour toutes que la gestion d’un pays ne peut être assimilée à celle d’une entreprise marchande.

Mettre en avant les « supposés » déficits de tel ou tel domaine social - maladie, vieillesse, chômage, etc. - n’a aucun sens et n’a d’autre fin que de créer un sentiment de culpabilité dans la population, comme si chacun était individuellement responsable de l’incurie des dirigeants politiques.

Le faux trou de la « sécu » en est le plus parfait exemple. Depuis deux décennies, la Sécurité sociale (branche maladie et vieillesse) voit ses recettes amputées par les cadeaux (exonérations de charges) faits aux entreprises. Est-ce la faute aux assurés sociaux qui, eux, continuent à cotiser et voient leur contribution au budget de leur Sécu augmenter régulièrement ?

 

Casser le progrès social casse la prospérité

 

Autre exemple : lorsque les entreprises licencient du personnel, pour augmenter leur profit, elles le font, afin de servir les dividendes, exigés par les fonds de pension, américains ou anglais (présents au capital de ses sociétés), destinés à payer les retraites dans leur pays. Du coup, elles privent le régime de retraite par répartition français et celui de l’assurance chômage de centaines de milliers de cotisants.

Lorsque Sarkozy casse les acquis sociaux, qui sont la garantie pour chacun de pouvoir compter sur un revenu minimal, ce qui est le cas pour les assurés sociaux en arrêt maladie, les retraités ou les chômeurs, il restreint la redistribution de l’argent public et étrangle le pouvoir d’achat des Français concernés, c'est-à-dire une grande partie de la population.

Conséquence : au lieu de la prospérité, c’est une profonde régression qui a volontairement été provoquée en France -en comparaison, l’Allemagne se redresse avec +3% de croissance en 2010-. L’objectif de Sarkozy étant l’anéantissement des avancées sociales décidées à la Libération, pour laisser la voie libre aux privatisations, sources de nouveaux et énormes profits pour ses amis capitalistes.

 

Pas d’emplois pour les séniors, mais ils devront bosser… plus longtemps

 C’est ainsi que, par un « curieux » phénomène d’autisme, le pouvoir UMP sarkozyste s’applique à mettre en place les solutions les plus aberrantes, au détriment le plus souvent des plus fragiles, mais aussi, depuis son arrivée en 2007, des classes moyennes. L’exemple des séniors est révélateur des intentions malsaines autant qu’absurdes des sarkozystes umpéistes.

Ils sont contraints de chercher un emploi, sachant -ce que reconnaît le CERC- qu’ils n’ont aucune chance de retrouver un employeur à cause de leur âge. Du fait de la politique d’élimination des vieux chômeurs, appliquée avec zèle par les Pôles Emploi, des dizaines de milliers se retrouvent ainsi radiés de l’assurance chômage.

De plus, bien que sans emploi, ils sont désormais obligés de travailler plus longtemps à cause l’âge de la retraite qui a été repoussé de deux ans : 62 ans et 67 ans pour la retraite à taux plein. Alors que, dans le même temps, les emplois durables pour les jeunes sont largement insuffisants. 

 

La fin des revenus de l’emploi

Avec les progrès techniques et technologiques des dernières décennies, la productivité par poste de travail atteint des sommets et restreint le nombre des emplois nécessaires à produire des biens. De ce fait, les emplois industriels vont diminuer inexorablement. Les revenus financiers des individus ne pourront plus provenir exclusivement d’un emploi. C’est une donnée incontournable pour les années à venir.

Que faire du surplus de main-d’œuvre ? Faire ce que fait le gouvernement d’extrême-droite sarkozyste, qui utilise Pôle Emploi Vrais Chiffres Chômage Janvier 2011, 313 400 radiations (+ 26 700) comme une arme de destruction massive de chômeurs, en jetant progressivement une partie de la population dans la précarité, quand ce n’est pas carrément dans la pauvreté ? La France compte déjà 8 millions de personnes pauvres (2006). La moitié a un niveau de vie inférieur à 720 euros par mois.

Ou bien, inventer un autre système de redistribution, permettant à tous de vivre décemment, et partant, grâce la consommation, de faire travailler les entreprises ? Ce qui est tout à fait possible avec un PIB de 1921 milliards d’euros (en 2009) qui fait de la France le 5ème pays le plus riche dans le monde.

Solution qui passe, bien évidemment, par l’éviction, en 2012, de l'actuel "locataire" du 55 de la rue du Faubourg Saint-Honoré !

Les Français l’ont-ils compris ?

 

Verdi

Jeudi 3 mars 2011

Publié dans Politique

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