Sarkozy : un pantin qui ne doute de rien

Publié le par lecteur

 

Alors que 75% de la population n’a qu’une hâte : se débarrasser de lui, Sarkozy ose se poser en « protecteur » des Français. Comble du cynisme, surdité volontaire ou totale inconscience, de la part du destructeur du tissu social et économique de la France ? Est-il aveugle au point de ne pas se rendre compte qu’il est désormais identifié pour ce qu’il est : un pantin au service des riches ?

 

Comble de la malhonnêteté, le voilà qui se félicite, après coup, de la chute de Ben Ali et Moubarak, qui étaient et restent ses amis et modèles ! Demain, il va se réjouir si, à son tour, son pote Bouteflika est chassé d’Algérie. Après quatre ans d’overdose sarkozienne, d’excès en tout genre, de provocations tous azimuts : « fainéants de Français, fonctionnaires privilégiés, juges incompétents, cons d’agriculteurs, connards de pêcheurs, chercheurs inutiles, nullards de journalistes (les non inféodés)… ». Tôt au tard, chacun a droit, de la part du donneur de leçons pluridisciplinaire sur talonnettes, au mieux, à un sermon, le plus souvent, à une injure! Rien ne surprend plus de la part de Sarkozy, lequel semble cependant ne plus faire illusion, surtout dans son propre camp, où l’on commence à nourrir de sérieuses inquiétudes à l’approche de l’élection présidentielle de 2012. 

 

Sarkozy protecteur des Français : de quoi rire jaune !

 

En mai 2007, une minorité d’électeurs -39% des Français en âge de voter- ont imprudemment planté la plus mauvaise graine qui soit à l’Elysée.

Chantre de l’économie ultralibérale tueuse d’hommes, défenseur des riches, assassin des plus fragiles, menteur, hâbleur, profiteur, admirateur des régimes dictatoriaux, voilà que Sarkozy, en mal d’amour, veut à présent se donner l’image du bon père de famille, « protecteur » des Français (entendu au cours de son insipide show sur TF1). On aura tout entendu de ce type qui ne doute décidément de rien !

Des paroles hypocritement lénifiantes, qui ont de quoi faire rire jaune ceux qui, au quotidien, subissent la crétinerie malveillante de la politique sarkozienne.

 

Prend-il subitement conscience que sa réélection est loin d’être acquise ? Une chose paraît évidente : l’homme, c’est dans sa nature, ne peut s’empêcher d’en rajouter une couche dans la tartuferie. Qui veut-il convaincre, lui, l’incendiaire multirécidiviste, en enfilant l’uniforme de pompier, si ce n’est lui-même ?

 

Pour nombre d’observateurs, ce type est une « anomalie » flagrante et navrante de l’histoire politique du pays. Elle a été rendue possible grâce au vide laissé par une caste politicienne plus soucieuse de défendre ses prébendes que de se préoccuper réellement du sort de la France et des Français.

 

Un pantin de l’histoire

 

Pour les historiens, Mussolini était un pitre pathétique : « verbe haut, bluff permanent, arlequin de comédie, bouffon tragique… ». Comment ne pas faire la comparaison avec l’attitude de Sarkozy. Certes, le parallèle a ses limites. Le contexte italien de l’époque était différent. Reste que l’agitation convulsive qui caractérise ces deux personnages est saisissante de similitude.

 

Certains pantins de l’histoire ont profité de la crédulité de leur peuple pour mettre en application les idées funestes qui habitaient leur cerveau. C’est le cas de Benito Mussolini. Qui n’a pas en mémoire l’image de ce Duce à la posture ridicule, menton relevé, s’agitant telle une marionnette se prenant pour un empereur romain, au balcon du Palazzo Venezia, haranguant un parterre acquis à sa cause fasciste !  L’Italie, elle aussi, vit aujourd’hui, des heures tristes avec cet autre pantin, sans vergogne ni scrupules, qu’est Berlusconi.

 

La France a aussi son pantin, qui se prend pour l’empereur Napoléon, en la personne de Sarkozy. Un triste sire qui profite de la moindre occasion pour se faire mousser, en jouant sur l’émotion que suscitent certains faits divers horribles. Par opportunisme politicien, il n’a pas hésité, une fois encore, à salir la justice, à jeter l’opprobre sur les magistrats -alors qu’aucune erreur n’a été commise-, pour profiter du retentissement médiatique consécutif au crime odieux dont a été victime la jeune Laetitia.

 

Avec Sarkozy, le parti gaulliste devient le premier parti d’extrême-droite

 

Dès son retour en grâce, en 2002, quand nombre d’observateurs s’enthousiasmaient, d’autres, lucides, mettaient en garde contre le péril que ce personnage incontrôlable représentait pour la France.

Toutefois, telle une voiture  piégée sur le verglas sarkozien, la France a glissé dans l’ère du crétinisme. Le point d’orgue de l’élection présidentielle de 2007, sonnant le glas d’une gouvernance humaniste apaisée, a laissé le champ libre aux éructeurs névrotiques ump et nc : les Lefebvre, Estrosi, Morano, Paillé, Bertrand, Balkany, Hortefeux…

 

Sous la houlette du petit timonier, le parti gaulliste (ou ce qui en restait en 2004), jusqu’alors estimable, est devenu un parti d’extrême-droite (le premier devant le FN) vindicatif, aux relents pétainistes.

 

Heureusement, le vent semble, enfin, tourner ! Il souffle des rives de la Méditerranée. Le soulèvement des Tunisiens et des Egyptiens, contre les chers amis de Sarkozy, a eu pour effet collatéral de mettre en relief l’imposture du président français.

 

Sarkozy fait partie des êtres qu’il faut surveiller comme le lait sur le feu, tant le personnage transpire la fausseté. Son inculture, son arrogance de roquet, qui se croit en permanence agressé, toujours prêt mordre, en font tout, sauf un président de la République digne de sa fonction !  C’est apparemment ce dont un nombre croissant de Français prend conscience.

 

 

Si l’Europe n’existait pas, Sarkozy serait un grand péril

 

Lui, au contraire est persuadé d’être un Grand parmi les phénix de ce monde! Sarkozy va tout entreprendre pour se maintenir au pouvoir. Les vrais naïfs et les autres (ses sbires et les inféodés des médias) peuvent continuer à répandre toutes les rumeurs sur son supposé renoncement, la seule issue pour lui, s’il veut échapper à la curée, judiciaire surtout, c’est de prolonger son immunité présidentielle.

 

Cet homme cupide, sans idéal humaniste, n’est mu que par sa propre soif de

pouvoir et d’argent, il ne s’en cache même pas. D’autres, au cours des siècles récents, ont procédé de la sorte, pour parvenir à leurs fins. Ils ont conduit leur pays dans l’abîme et le sang. Si, en dépit de ses insuffisances, mais avec les garde-fous que sont les autres Etats membres, l’Europe n’existait pas, qui peut affirmer que

Sarkozy ne serait pas, aujourd’hui, sur un chemin « glorieux » pour lui, mais ô! combien périlleux pour les Français ?

 

Le sarkozysme survivra-t-il au-delà de 2012 ? Ou restera-t-il à l’état de tentative, à peine dissimulée, d’instauration d’un fascisme rampant, à la Française ?

Verdi

 

13 février 2011

Publié dans Sarkozy

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